La valorisation la plus simple consiste à broyer et enfouir le produit frais, pour bénéficier des apports calcaires et organiques. Cette pratique est utilisée depuis plusieurs années au Vivier-sur-mer pour amender les terres légumières.
Un projet d’utilisation de la coquille de crépidule comme composant dans la fabrication de bétons en milieu marin est proposé par l’Ecole Centrale de Nantes. Des essais de faisabilité ont été réalisés.
Dès 1993 un projet « Crepival » mis en place par « Côtes-d’Armor-Développement » consistait à séparer d'abord la coquille de la chair, et à traiter ensuite spécifiquement chacun des deux composants. Ce projet a ensuite été modifié et repris à partir de 1998, dans le cadre de l’Areval (cf. ci-dessous). Concernant la coquille, le marché régional breton de l'amendement calcaire est suffisant pour absorber une forte production.
La société Ovive (La Rochelle) déjà spécialisée sur la valorisation de la coquille d’huître a testé la valorisation fine de la coquille de crépidule, mais sa qualité est médiocre par rapport à celle de l’huître pour des utilisations en pharmacie.
Une société hollandaise utilise la coquille broyée et séchée pour réaliser l’isolation thermique et phonique de bâtiments.
La valorisation des protéines contenues dans la chair de crépidule n’est, a priori, pas très rentable du fait que la teneur avoisine celle d’autres espèces récoltées ; des essais ont été réalisés à l’Ifremer-Nantes pour extraire des substances purifiées à haute valeur ajoutée.
La chair de crépidule est un appât recherché par les spécialistes de la pêche en mer pour certaines espèces de poissons carnivores (bar, daurade…). Cette utilisation comme appât, si elle n’est pas quantifiée actuellement, reste toutefois anecdotique.
Le projet Crepival a testé avec succès l’utilisation de la chair dans l’alimentation animale des porcs, chats, poissons d’élevage (truites, daurades), volailles… En septembre 2000; ce débouché a été brutalement fermé par l’arrêt du commerce des farines animales.
Le produit est comestible. Durant la seconde guerre mondiale, l’usine hollandaise Liebig a procédé à l’extraction (manuelle) de la chair et à sa préparation pour l’alimentation. Elle est consommée très ponctuellement aux Etats-Unis. Le long du littoral français, on note çà et là des recettes locales (cf. internet). Pour lancer le produit et attirer le consommateur, des recettes ont été récemment réalisées dans des écoles hôtelières et des dégustations proposées avec succès (nems, paellas, pâtés...). A cette occasion, le nom de « Berlingot des mers » a été proposé sur les étals de Cancale pour ce nouveau « fruit de mer ».
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Mise à jour : 25/06/2008