Les activités de pêche et de conchyliculture sont souvent perturbées. La pêche au chalut ou à la drague dans des secteurs très colonisés entraîne la récolte de nombreuses chaînes qui peuvent colmater l’engin. Dans certains secteurs où le temps de pêche est compté (ex Baie de Saint-Brieuc), on constate un déplacement de ces activités depuis plusieurs années, les professionnels recherchant des secteurs peu colonisés pour éviter de perdre du temps lors du tri à bord. Ces secteurs sont généralement plus au large, d’où un temps de déplacement plus long vers les zones de pêche. De même sur la façade ouest-Cotentin, les casiers destinés à la capture du bulot doivent désormais être nettoyés régulièrement, tant les crépidules deviennent nombreuses. La mytiliculture sur bouchots ne semble pas réellement concernée par la crépidule.
Concernant l’ostréiculture, il n’y aurait pas d’effets sur les populations d’huîtres creuses cultivées sur estran. Par contre, les professionnels de l’huître plate en eau profonde (baie de Cancale) luttant contre la compétition spatiale doivent régulièrement nettoyer leurs concessions pour en éviter la colonisation, d’où une dépense de temps et un impact économique.
Pour toutes ces activités, la phorésie nécessite un nettoyage des coquillages récoltés (coq. Saint-Jacques, huîtres, bulots) avant leur mise sur le marché, entraînant un surcroît de main-d’œuvre. Des aides financières sont sollicitées auprès des pouvoirs publics pour compenser ces dépenses.
Exemples de phorésie
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Mise à jour : 19/06/2008