L’effet sur les peuplements résulte de la modification de la texture des fonds, et de l’hétérogénéité de structure qui entraîne une diversification des « niches », d’où régression de l’endofaune et augmentation de l’épifaune et des prédateurs. Il y a compétition spatiale vis à vis de bivalves qui régressent (pétoncle blanc, palourde, coquille Saint-Jacques…). Il peut y avoir compétition trophique avec certains filtreurs.
La multiplication des chaînes augmente la surface disponible pour le recrutement des larves conspécifiques, attirées par chimiotropisme, et ainsi la population s’auto-entretient par « effet boule de neige ». Un nouveau peuplement apparaît qualifié de « peuplement à crépidules ». Cet accroissement local de la biodiversité s’accompagne par contre d’un appauvrissement de la diversité des communautes benthiques par uniformisation des fonds. Parmi les effets positifs, la phorésie réduirait le parasitisme de l’hôte et l’attaque des prédateurs (Thieltges et al., 2006).
© Ifremer 2012
Mise à jour : 19/06/2008