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© Alain Le Magueresse, Ifremer
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Phytorisk

Effet des changements environnementaux sur les efflorescences d’algues toxiques

Surveillance, conséquences économiques

Surveillance (Rephy)

Le Réseau d’Observation et de Surveillance du Phytoplancton et des Phycotoxines (REPHY) est géré par l'Ifremer depuis 1984. C’est un réseau national dont la couverture est assurée par douze laboratoires côtiers qui se partagent le littoral français. Il a pour objectifs :

  • d'observer l'ensemble des espèces phytoplanctoniques des eaux côtières, et recenser les événements tels que les eaux colorées, les efflorescences exceptionnelles et les proliférations d'espèces toxiques ou nuisibles pour la faune marine ;
  • de surveiller plus particulièrement les espèces produisant des toxines dangereuses pour les consommateurs de coquillages.

Les seuils utilisés par la surveillance sont :

  • le seuil d’alerte : lorsque l’abondance des microalgues dépasse 10000 cell/l pour Alexandrium minutum et 100000 cell/l pour les Pseudo-nitzschia larges et 300000 cell/l pour les Pseudo-nitzschia fines.
    Nota, pour les Pseudo-nitzschia, la plupart des comptages de Pseudo-nitzschia sont réalisés au niveau du genre ou du groupe et ne donne pas l’information sur l’espèce et donc sur le risque de toxicité qui est lié à l’espèce ;
  • le seuil de toxicité : lorsque la toxine dans la chair de coquillage dépasse 800μg/kg pour les toxines paralysantes et 20mg/kg pour les toxines amnésiantes.

Période à risque

Alexandrium minutum

Cette espèce prolifère dans des zones abritées telles que des fonds d’estuaires riches en sels nutritifs et dans une fenêtre saisonnière de mi-mai à mi-août.

Pseudo-nitzschia

Périodes à risques Zoom fenetre Périodes à risques

Même si les blooms de Pseudo-nitzschia peuvent correspondre à plusieurs espèces, leur principale période de développement correspond à la période de mars à octobre avec une préférence pour les mois de mai, juin, juillet.

Conséquences économiques

Nombre de cas où ASP >20 mg/kg en zone Loire Bretagne Zoom fenetre Nombre de cas où ASP >20 mg/kg en zone Loire Bretagne

Sur l’ensemble de la région Loire-Bretagne, le nombre de zones touchées par les toxicités ASP et PSP est en augmentation. Cela entraîne des fermetures récurrentes des activités de pêche et de conchyliculture, ces fermetures pouvant durer plusieurs années comme c’est le cas en Sud Bretagne, Loire Atlantique et Rade de Brest pour la coquille Saint-Jacques.

S’il est difficile d’évaluer les conséquences économiques, l’information donnée par le nombre d’événements toxiques, c’est à dire le nombre de jours où les zones ont dépassé le seuil de toxicité réglementaire, est facilement accessible par la base de données du Rephy.

Le phytoplancton toxique sur le littoral français Zoom page

Le phytoplancton toxique sur le littoral français

 

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