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© Alain Le Magueresse, Ifremer
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Nouvelles procédures de surveillance des toxines diarrhéiques (DSP)

12/03/2002

L'Ifremer exerce de longue date des tâches de surveillance et de contrôle de la qualité du milieu marin et de ses ressources. Certaines de ces tâches le sont de façon très organisée et systématique, couvrant "en réseau" l'ensemble du littoral français. Le réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines - REPHY, a été créé dès 1984, pour faire face aux développements importants d'efflorescences planctoniques à espèces toxiques tant pour l'homme (par accumulation dans les coquillages comme les huîtres ou les moules) que pour les cheptels (poissons ou coquillages). Les toxines observées alors étaient principalement des toxines diarrhéiques ou DSP (Diarrheic Shellfish Poison).

Jusqu'à présent, l'Ifremer et les services vétérinaires appliquaient pour la détection des DSP des méthodes d'analyses différentes : méthode dite "dichlorométhane" avec un seuil de sécurité sanitaire égal à 5 heures pour l'Institut, et méthode dite "acétone" avec un seuil de 24 heures pour les vétérinaires. Depuis le 1er janvier 2002, l'Ifremer et les services vétérinaires utilisent la même méthode, dite "Yasumoto 1984 modifiée" qui est une de celles recommandées par les instances européennes. Elle est quasi identique à celle utilisée par l'Ifremer jusqu'à maintenant pour la partie extraction des toxines : elle permet à la fois, de récupérer la totalité des toxines diarrhéiques et associées répertoriées à ce jour, et d'éviter toute interférence due en particulier aux toxines paralysantes (PSP) lorsqu'elles sont présentes à l'état de traces. Par contre, le seuil de sécurité sanitaire est modifié pour le REPHY puisqu'il est désormais de 24 heures.

Cette évolution de méthodologie s'inscrit dans une travail plus vaste sur l'évolution de la surveillance des coquillages, tant au niveau national (en liaison avec la Direction Générale de l'Alimentation et la Direction des Pêches Maritimes et de l'Aquaculture du Ministère de l'agriculture et de la pêche (http://www.agriculture.gouv.fr/accueil.htm), et avec l'AFSSA (http://www.afssa.fr/)), qu'au niveau européen puisque la directive européenne 91/492/CEE qui définit les règles sanitaires régissant la production et la mise sur le marché des mollusques bivalves, est en cours de modification, suite aux recommandations de plusieurs groupes de travail scientifiques auxquels participent l'AFSSA et l'Ifremer.

Ces différents travaux et réflexions ont amené l'Ifremer à préciser sa position sur l'appréciation du risque relatif aux phycotoxines. Une note a été rédigée. S'adressant plus particulièrement à des spécialistes, elle est disponible à l'adresse suivante :
http://www.ifremer.fr/depot/del/infotox/

Pour en savoir plus


Le réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines (REPHY) :
http://www.ifremer.fr/envlit/surveillance/rephy.htm

Les espèces phytoplanctoniques toxiques et nuisibles sur le littoral français de 1984 à 1995, et les résultats du REPHY :
http://www.ifremer.fr/envlit/documentation/documents.htm#1

REPHY info toxines :
http://www.ifremer.fr/depot/del/infotox/

 

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