ifremer Ifremer environnement
© Alain Le Magueresse, Ifremer
Arcachon
Surveillance Résultats Votre région

 

Documents
Rechercher
Rechercher
Plan du site Contact Copyright Crédits

Accueil > Actualité > 2003 > >

Découverte d'un galion dans les eaux territoriales belges

03/08/2003

" Un navire marchand espagnol datant probablement du début du XVIIe siècle a été découvert à 17 km au large de Nieuport, dans les eaux territoriales Belges. La découverte remonte au printemps dernier mais elle est à ce point exceptionnelle que, selon le voeu de l'Institut flamand pour le patrimoine archéologique, elle n'a été rendue publique que ce mardi 15 juillet : ses inventeurs craignaient en effet que l'épave, qui repose à une dizaine de mètres de profondeur, ne devienne la proie des pillards. Les prospections menées autour de l'épave ont déjà permis de découvrir, parmi les ossements d'un équipage estimé à 200 hommes, des cruches à vin, des cruchons en forme d'oignon dans lesquels les marins conservaient leur ration d'alcool, des balles de mousquets, mais aussi des dizaines de canons pesant chacun plus de mille kilos. L'ancre du navire -une pièce de dix mètres en bois et en fer forgé- a également été retrouvée. Une équipe spécialisée en archéologie maritime doit désormais établir l'identité exacte du navire et procéder à un inventaire précis de ses cales. A ce stade de leurs constatations, les experts inclinent à penser qu'au moment de son naufrage, le navire espagnol faisait route vers Bruges ou Ostende.
Une grande part du travail d'identification reviendra à fouiller les archives du XVIIe siècle dans l'espoir d'y trouver mention du naufrage d'un navire répondant aux caractéristiques de l'épave. Cet espoir est cependant d'autant plus tenu qu'une partie importante des archives maritimes des anciens Pays-Bas espagnols ont disparu. Les incessantes modifications du fond sablonneux soumis à l'action des courants marins au large de la côte belge expliquent qu'il aura fallu quatre siècles pour découvrir cette épave enfouie à 90% dans le sable. Les archéologues devront utiliser de gigantesques aspirateurs pour se frayer un chemin vers l'intérieur de l'épave dont seul le pont supérieur est visible. Ils espèrent non seulement pouvoir remonter la cargaison mais également retrouver la cloche du navire sur laquelle était traditionnellement grave le nom du bateau.

Sources : Le Soir , 16/07/2003, http://www.lesoir.be"

Information publiée par le Bulletin Electronique de Belgique (numéro 22 - 1er août 2003) - Ambassade de France à Bruxelles / Agence pour la Diffusion de l'Information Technologique (ADIT, http://www.adit.fr )Abonnement gratuit par email : subscribe.be.belgique@adit.frou http://www.bulletins-electroniques.com

 

fermer

Lire la suitelire