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Quel avenir pour la mer Morte ?

15/07/2003

L'ambassade de France en Israël vient de diffuser un document de 19 pages intitulé "Quel avenir pour la mer Morte ?" sur la situation et les alternatives proposées pour éviter que la mer Morte ne disparaisse (projet ayant des retombées économiques avec la construction d'un canal entre la mer Morte et la mer Rouge, projet écologique avec création d'une Réserve de la Biosphère, ...).

Étendue de 50 km de long sur 17 km dans sa partie la plus large, la mer Morte située à 412 mètres en dessous du niveau de la mer Méditerranée est connue pour être l'étendue aquatique la plus salée au monde (salinité de 33 pour cent, soit près de 10 fois la salinité des océans). L'importante évaporation de l'eau à sa surface était compensée dans le passé par les apports du Jourdain. Le détournement des eaux du Jourdain pour des besoins agricoles, hydroélectriques ou pour la consommation humaine, ainsi que la construction de bassin d'évaporation pour l'exploitation des sels minéraux de la mer Morte (potasse, brome, magnésium ...) se traduit par un déficit hydrique et une abaissement du niveau de sa surface d'environ un mètre par an depuis plus de vingt ans. Sa ligne de rivage a ainsi reculé jusqu'à deux kilomètres dans certaines zones. Si rien n'est fait au cours des prochaines années, la mer Morte s'assècherait totalement d'ici 2050.

Malgré les tensions politiques régionales, Jordaniens et Israéliens sont favorables à la construction d'un canal ou d'un pipeline permettant d'acheminer les eaux de la mer Rouge ou de la Méditerranée. Une telle idée n'est pas récente ; dès 1850, des ingénieurs avaient proposé la construction d'un canal Méditerranée/mer Morte.

Au cours de ces derniers mois et dernièrement lors du Forum Économique Mondial extraordinaire de Shouneh (juin 2003), les deux pays ont relancé le projet d'un canal entre la mer Rouge à la mer Morte, dont le coût de 2 milliards de dollars serait également justifié par des retombées économiques (eau douce, électricité ...). Ce projet a de nombreux détracteurs. L'Association des Amis de la Terre au Moyen-Orient milite pour une alternative écologique en faveur d'un développement économique durable du bassin de la mer Morte et propose d'inscrire ce site comme Réserve de la Biosphère auprès de l'UNESCO.

Pour en savoir plus


Téléchargez gratuitement le rapport de l'Ambassade de France en Israël sur :
http://www.bulletins-electroniques.com/israel/rapports/SMM03_049/

 

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