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Un deuxième barrage pour protéger Londres ?

23/10/2003

« Le 31 janvier 1953, une importante dépression avait provoqué une marée d'ampleur exceptionnelle et des inondations dans une grande partie de l'Europe du Nord. Plus de 1 000 habitations furent inondées dans l'estuaire de la Tamise et 307 personnes tuées. Suite à cette catastrophe, la décision de construire un barrage dans l'estuaire de la Tamise, à Woolwich, fut prise en 1966. Apres 8 ans de construction, ce barrage fut inauguré en 1984. Depuis sa création, il a été utilisé 86 fois pour protéger Londres contre les crues de grande ampleur. Prévu pour fonctionner jusqu'en 2030, des experts commencent à s'interroger sur ce qui se passera après cette date. L'augmentation du niveau de la mer créée par le réchauffement planétaire, associée à l'enfoncement de 2 mm par an de la région du sud-est de l'Angleterre accentue ce problème d'inondation de jour en jour.

Des spécialistes de l'Environment Agency (EA) ont commencé à réfléchir à cette question. L'EA prévoit de publier un rapport en 2007 qui présentera le problème et les solutions les plus appropriées. Cependant, il semble que tous les experts soient d'accord sur la nécessite d'agir rapidement (la décision et la construction du premier barrage ayant pris plus de 30 ans entre les inondations de 1953 et l'inauguration du barrage). La solution retenue devra être à la fois économiquement viable, avoir un impact minimum sur l'activité économique et l'environnement et être fiable. Devant une telle équation, un nouveau barrage semble être la meilleure solution. Le lieu de construction de ce nouveau barrage aura une importance cruciale. Plus il sera en aval, plus il sera long et coûtera cher, mais plus il protégera de terre. La solution qui semble être retenue pour l'instant est la construction d'un barrage de 5 miles (8 km) entre Sheerness et Shoeburyness à l'entrée de l'estuaire. Si cette solution est retenue, restera à définir la technologie à utiliser pour ce barrage. Le barrage existant, long de 500 m avait coûté 1 milliard de livres (1,4 milliard d'euros). Au même prix, ce nouveau projet coûterait 17 milliards de livres (24 milliards d'euros), une somme que personne n'est prêt à payer. Pour diminuer le coût, les membres de l'EA s'intéressent à d'autres technologies et en particulier au projet mis en place pour sauver Venise. Le projet Moise (MOSE en italien) prévoit l'installation de portes mobiles au fond des trois passes de la lagune afin d'éviter les inondations régulières de Venise. Ces portes maintenues au fond de l'eau se relèveront des que les marées atteignent 110 cm et se transforment ainsi en digues qui isolent la lagune de la mer. 79 portes vont être installées. Ce projet dont la construction durera 8 ans devrait coûter 1,6 milliard de livres (23 milliards d'euros). La même solution pourrait s'appliquer au futur barrage de la Tamise. Cette technologie n'ayant pas encore été testée à grande échelle, l'EA attendant les résultats de ce projet. Aucune décision n'a encore été arrêtée et les avancées technologiques qui seront réalisées dans le futur permettront peut être de développer une solution moins coûteuse et moins radicale qu'un nouveau barrage. »

Extrait du BE Royaume-Uni (numéro 39 - 13 octobre 2003) - Ambassade de France à Londres

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