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Un réseau de stations MAREL dans l'estuaire de la Gironde

01/10/2003

L'estuaire de la Gironde est confronté à l'extension de son bouchon vaseux ( Les grands estuaires français) qui remonte en amont et interfère avec deux usages, la pêche professionnelle et le pompage d'eau :

  • le bouchon, barrière physico-chimique restreint le transit des migrateurs,
  • les polluants métalliques adsorbés sur les sédiments viennent s'y accumuler avec des risques de contamination de la faune,
  • l'oxydation de la matière organique conduit à des baisses de l'oxygène dissous disponible pour la faune et la flore aquatique,
  • les bactéries d'origine animale ou humaine s'y accumulent,
  • aggravation des risques de salinisation de la nappe d'eau souterraine.

Plusieurs explications sont émises pour expliquer cette extension : baisse du débit d'étiage, l'écrêtage des crues par des aménagements amonts, les dragages, l'érosion des berges ...

Le groupe « estuaire » de la commission des milieux naturels aquatiques (CMNA) du comité de bassin de l'agence de l'Eau Adour-Garonne a lancé il y a quelques années un programme de surveillance du système estuarien et de son bouchon vaseux avec plusieurs volets dont la mise en oeuvre par l'université de Bordeaux I du modèle numérique 3D SiAM (http://www.ifremer.fr/delec/modeles/modeles.htm), développé par l'Ifremer, et l'implantation d'un réseau de mesures automatisées.

Après 5 années de concertation et de réflexion, une convention cadre a été signée le 19 juin 2003 pour la mise en place d'un réseau de quatre stations dont les 4 maîtres d'ouvrage seront le Port autonome de Bordeaux, le Syndicat Mixte pour le Développement Durable de l'Estuaire (SMIDDEST), le Syndicat Mixte d'Etudes et l'Aménagement de la Garonne (SMEAG) et l'Etablissement Public Interdépartemental Dordogne (EPIDOR). Les 6 co-financeurs de l'opération sont également signataires : l'Agence de l'Eau Adour-Garonne, le Conseil régional Aquitaine, le Conseil Général de Gironde, la Communauté Urbaine de Bordeaux, EDF, l'Etat représenté par la Diren Aquitaine ainsi que l'Université Bordeaux I - CNRS et l'Ifremer.

L'objectif de ce réseau opérationnel est de suivre scientifiquement les masses d'eau de l'estuaire et des 2 fleuves amont, et plus particulièrement les déplacements du bouchon vaseux et les phénomènes d'anoxie qui lui sont associés. Quatre stations estuariennes de mesures toutes identiques, sur ponton flottant, seront déployées dans l'estuaire central de la Gironde (Pauillac), à Bordeaux et dans les parties aval de la Dordogne (Libourne) et de la Garonne (Portets).

Le projet a retenu la technologie Marel (http://www.ifremer.fr/prod/marel/) et l'Ifremer a été choisi comme maître d'oeuvre pour la réalisation et l'installation de ce réseau. Les mesures de température, conductivité, oxygène dissous et turbidité, prises entre un et deux mètres sous la surface de l'eau, seront effectuées à haute fréquence (toutes les 20 minutes) et transmises quotidiennement à une station de gestion installée dans les locaux du département de géologie et Océanographie de l'Université de Bordeaux I qui sera chargé de l'exploitation du réseau pour le compte des 4 maîtres d'ouvrage.

Ces informations alimenteront également le modèle mathématique SiAM 3D sur la dynamique du bouchon vaseux permettant à terme de simuler des phénomènes d'érosion ou de comblement, des flux de métaux lourds, l'évolution de l'oxygène dissous ou la dispersion des contaminants bactériens. Le réseau de quatre stations devrait fonctionner en 2004.

20031001reseaumarelgironde

 

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