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Un siècle de navires scientifiques français

02/06/2003

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Les éditions du Gerfaut et de l'Ifremer publient en partenariat l'histoire de l'océanographie française, civile et militaire, à partir des principaux moyens d'investigation : les navires et engins sous-marins. (Un siècle de navires scientifiques français, par le Contre-Amiral Bernard Estival, Partenariat Editions du Gerfaut-Ifremer, 160 pages, 50 euros, ISBN 2-914622-21-X).

Les grands voyages d'exploration maritime au 18e et début du 19e siècle avaient apporté aux hommes de science de quoi satisfaire leur curiosité dans de nombreux domaines et fait progresser la cartographie, la géologie, l'anthropologie et les sciences naturelles mais le milieu marin lui-même restait largement inexploré

Historique des circumnavigations antérieures à celles du Challenger / Charles Martins, 1874 - Document Pdf, 965 Ko

La naissance de l'océanographie peut être rattachée aux premiers sondages par grands fonds, réalisés, en 1858, pour la pose du premier câble télégraphique reliant l'Europe aux Etats-Unis, suivis par l'expédition du Challenger en 1872, première grande campagne océanographique mondiale. En France, les premières recherches océanographiques débutèrent peu après, avec notamment les travaux d'Henri Milne-Edwards, professeur à la Sorbonne et au Muséum, et les campagnes du Travailleur, ou celles de l'Hirondelle puis de la Princesse Alice du Prince Albert 1er de Monaco. Les scientifiques souhaitaient répondre à de grandes questions qui se posaient alors comme : jusqu'à quelle profondeur la vie est-elle possible ? Les abysses sont-elles le refuge d'espèces de l'ère secondaire ? Que devient le puissant Gulf Stream ? Ces premières expéditions provoquent un engouement international dans les pays occidentaux, ce qui va favoriser la création de nouvelles stations marines, en Europe et aux Etats-Unis, après celle de Concarneau (la plus ancienne au monde, créée en 1859 ;
Réouverture du Marinarium de Concarneau

Jusqu'à la deuxième guerre mondiale, l'océanographie reste avant tout biologique et côtière. Il s'agissait alors essentiellement de faire l'inventaire des animaux marins et d'entreprendre des études pour l'amélioration de l'industrie des pêches. C'est dans cet esprit que la France créa en 1923, au Viêt-Nam, le premier institut océanographique de l'Asie du Sud-Est Quatre vingts ans d'histoire de l'Institut Océanographique de Nhatrang (Viêtnam). Les travaux à la mer se font à l'aide de navires de pêche et de navires militaires (dont le Pourquoi Pas ? du Commandant Jean Charcot, armé par la Marine nationale). Le premier grand navire de recherche halieutique sera le Président-Théodore-Tissier, lancé en septembre 1933. Construit sur crédits du ministère de la Marine marchande, il sera affecté à l'OSTPM (Office scientifique et technique des pêches maritimes, l'ancêtre de l'Ifremer).

Les progrès de l'acoustique sous-marine et les travaux menés pendant la deuxième guerre mondiale pour préparer le débarquement des forces alliées relancent l'intérêt pour l'océanographie. En 1957 et 1958, les scientifiques de très nombreux pays sont réunis dans un programme de recherche international sans précédent, qui va bouleverser les connaissances ; c'est l'Année Géophysique Internationale. De ce premier grand programme international résulte la première carte du fond des océans, avec ses dorsales et ses fosses. Ses découvertes poussent les français, et les américains, à lancer de nouveaux programmes de technologie sous-marine. Le programme français repose sur la construction de deux nouveaux bathyscaphes : le FNRS III, puis l'Archimède qui établira son record, en plongeant par 9 545 mètres, dans la fosse des îles Kourilles, au Nord du Japon. A la suite de l'Année Géophysique Internationale, la France, comme d'autres grandes puissances, se dote d'une flotte de navires océanographiques avec la Pelagia et la Thalassa de l'ISTPM, le Coriolis de l'ORSTOM, ou le Jean Charcot du COMEXO et plusieurs navires côtiers du CNRS tels que la Catherine Laurence, le Korotneff ...

Vers la fin des années 60, de nombreux événements tels que la découverte en mer d'importants gisements de pétrole, les interrogations sur les ressources en matières premières, en nourriture ou en eau pour faire face à l'explosion démographique, amènent à une prise de conscience sur les différentes possibilités d'exploitation des océans. La France y répond, comme dans plusieurs autres pays, en créant un nouvel organisme, le CNEXO, qui par fusion avec l'ISTPM deviendra l'IFREMER. Les travaux de ses équipes viennent en complément des recherches plus fondamentales des laboratoires du CNRS et des universités. Cet essor des équipes s'accompagne d'un développement des moyens à la mer, navires, engins sous-marins et équipements. Les navires, malgré les satellites d'observation ou les bouées instrumentées, restent un élément de base de la recherche et de la surveillance marines.

Pour commander

Le service des éditions de l'Ifremerhttp://www.ifremer.fr/francais/produits/editions/index.htm

 

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