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Campagne d'étude de la bioaccumulation des contaminants par le merlu

29/08/2004

La première phase du projet "Bioaccumulation des contaminants dans le réseau trophique du merlu" s'est achevée avec la campagne Mermed-1. Les analyses biologiques et chimiques faites sur les merlus capturés au cours de plus de soixante chalutages doivent permettre de définir le régime alimentaire du merlu et de connaître son niveau de contamination chimique.

Les expérimentations ont permis d'étudier les signatures isotopiques (carbone et azote) du merlu, espèce prédominante dans les pêches de la région, afin de décrire la chaîne alimentaire de l'espèce et le rôle des apports du Rhône dans ces réseaux. L'objectif de la campagne, dont les données serviront à un DEA et une thèse, est de construire un modèle prédictif de la contamination et la décontamination d'une espèce représentative de la Méditerranée nord occidentale, soumise à un apport chronique de contaminants.

La campagne Mermed-1

Au cours de 17 opérations de pêche, des merlus vivants ont été capturés pour la première fois en Méditerranée à l'aide d'un cul piscine et placés dans une cuve alimentée en eau de mer et réfrigérée à la température de capture. Ces individus étaient débarqués tous les soirs et acheminés vers un bassin de stabulation avant d'être emmenés à Brest.

Des captures de merlus et de ses proies ont également été réalisées lors de 43 opérations de pêche réalisées dans 4 stations du golfe du Lion. Deux d'entre elles se situaient à proximité de l'embouchure du Rhône et les deux autres dans la partie centrale du golfe. Dans les deux sites, deux sondes ont été prospectées, l'une entre 30 et 50 m et l'autre entre 80 et 100 m. 136 merlus de taille supérieure à 25 cm soit 49 kg de poisson ont été disséqués. Sur chaque individu, ont été opérés des prélèvements de muscle, foie, gonade, otolithes, et réalisé des mensurations (longueur totale) et des pesées individuelles (poids total, poids éviscérés, poids éviscéré sans tête, poids du foie, poids des gonades, poids du muscle prélevé). 77 kg de petits merlus ont été prélevés. Une partie d'entre eux a été mesurée et des prélèvements ont été réalisés pour l'étude du réseau trophique et des contaminants organiques, métaux et radionucléides. Les prélèvements de muscle, foie et gonade sont utilisés pour l'étude des contaminants organiques et métaux ; les prélèvements de muscle pour l'analyse du niveau de contamination en radionucléides et pour les analyses en isotopes stables de carbone et azote ; les prélèvements des estomacs et tubes digestifs pour l'étude des contenus stomacaux ; les prélèvements de gonades pour la reproduction ; les prélèvements d'otolithes pour la détermination de l'âge des merlus. Des prélèvements biologiques sur les proies du merlu ont aussi été effectués : environ 2000 individus couvrant les principales proies du merlu, les petits crustacés (mysidacés, euphausiacés), des poissons (gobies, tacaud, anchois, sardines, chinchard, cépoles, poutassou) et des céphalopodes (allotheutys), sont en cours d'analyses (isotope et radionucléides).

 

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