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Etude de la reproduction de l'huître creuse dans le Bassin d'Arcachon

23/11/2004

La station Ifremer d'Arcachon a publié le rapport d'une étude, coordonnée par Isabelle Auby et Danièle Maurer, sur la reproduction de l'huître creuse dans le bassin d'Arcachon.:

Etude de la reproduction de l'huître creuse dans le Bassin d'Arcachon / Isabelle Auby et Danièle Maurer, octobre 2004 - Document Pdf

Le bassin d'Arcachon est le premier centre fournisseur de naissain d'huîtres creuses en France. On estime que 60 à 70 % des huîtres commercialisées en France sont nées dans ce bassin et que le chiffre d'affaire généré par la vente de naissain représente près de 25 % du chiffre d'affaire global de l'ostréiculture arcachonnaise.

Depuis son introduction au début des années 70, l'huître "japonaise" Crassostrea gigas s'est reproduite régulièrement dans le bassin d'Arcachon, hormis pendant la période (1977-1981) d'utilisation du tributylétain dans les peintures marines. Le TBT, composé organostannique, qui était utilisé pour protéger les carènes des bateaux contre les salissures marines, a en effet été interdit depuis, en raison de ses graves perturbations dans la reproduction et la croissance des mollusques marins.

La saison de reproduction 1998 est apparue comme la première année à fort déficit de captage depuis la "crise TBT" : quelques dizaines de naissains récoltés par collecteurs, contre plusieurs centaines habituellement, voire plusieurs milliers les très bonnes années (de 1994 à 1997 par exemple).

A la suite de cet échec de reproduction, la station Ifremer d'Arcachon, en collaboration avec des scientifiques des universités de Bordeaux I et de Paris VI, du GIRPA d'Angers, du SRPV, de l'EID..., a lancé une étude pour déterminer si cet évènement s'inscrit ou non dans les fluctuations naturelles du captage. Les travaux menés pendant 5 ans ont bénéficié du soutien financier des fonds européens PESCA, du Conseil Régional d'Aquitaine, du Conseil Général de la Gironde, et de la participation de la Section Régionale Conchylicole Arcachon-Aquitaine, et du Syndicat Intercommunal du Bassin d'Arcachon. Ils s'appuient sur l'analyse de données "historiques" obtenues depuis 1985, et sur l'acquisition de nouvelles données pendant la période de l'étude, telles que :

  • données hydrologiques acquises dans le cadre de la mise en oeuvre des "réseaux de surveillance" du Bassin d'Arcachon ;
  • analyse pathologique des larves présentes dans le milieu, en particulier la recherche de virus de type herpès associé à des mortalités massives en écloserie ;
  • recherche de biocides susceptibles d'intervenir soit directement sur le développement larvaire, soit indirectement par action sur les espèces phytoplanctoniques dont se nourrissent les larves ;
  • quantification du phytoplancton servant de nourriture aux larves d'huîtres et du zooplancton compétiteur ou prédateur des larves ;
  • dispersion des larves d'huîtres dans le bassin au moyen du modèle hydrodynamique implanté au laboratoire.

Ce travail (cf. en particulier le chapitre "synthèse et conclusion générale" pages 167 à 182) a permis de démontrer que l'intensité du captage est fonction, tout d'abord, de la survie des larves au cours de leur développement et, en second lieu, de l'abondance des larves "petites " formées à l'issue des frais principaux ; un modèle a ainsi pu être établi. Il répond également à de nombreuses questions sur le rôle de la contamination par des molécules chimiques telles que les herbicides ou l'impact de l'hydrodynamique du bassin.

20041123teste5834 Bassin d'Arcachon - La Teste, juin 2004 : tuiles chaulées utilisées pour le captage du naissain d'huîtres.
Photo Alain Le Magueresse / Ifremer

 

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