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Groupe de travail du CIEM sur la cartographie des habitats marins

10/05/2004

L'Ifremer a organisé à Brest, du 30 mars au 2 avril 2004 la réunion annuelle du groupe de travail "cartographie des Habitats marins" du CIEM (Conseil International pour l'Exploration de la Mer). Douze nationalités étaient représentées (Norvège, Suède, Pologne, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Belgique, Grande-Bretagne, Irlande, France, Espagne et Canada) soit 37 personnes, dont 26 étrangers.

Le président du groupe (l'Anglais David Connor du JNCC-Joint Nature Conservation Committee) est à l'origine de la classification des Habitats retenue en Grande Bretagne et en Irlande (BIOMAR), classification qui a servi de base à celle de l'Agence Européenne de l'Environnement (EUNIS) ; il a été également en charge de travaux réalisés dans le cadre d'OSPAR sur l'élaboration de cartes d'Habitats et assure la coordination du projet Interreg Marine Habitat Mapping (MESH) dans lequel l'Ifremer est partenaire.

L'objectif de ce groupe de travail était de passer en revue les diverses classifications d'habitats et activités de cartographie de façon à favoriser la standardisation des méthodes et techniques. Les besoins s'orientent de plus en plus vers la cartographie des habitats biologiques benthiques. On peut distinguer deux niveaux d'intérêt :

Au large, les préoccupations concernent, dans beaucoup de pays :

  • l'habitat du poisson en liaison avec les activités de pêche (avec par ex. des financements en provenance des industriels de la pêche au Canada pour optimiser l'exploitation et diminuer les surfaces impactées ; en Irlande pour le même objet, il s'agit de fonds publics) ;
  • la protection d'habitats sensibles en particulier les coraux profonds.

A la côte, les besoins résultent :

  • de l'évaluation d'impacts liés à l'extraction de granulats, aux rejets de dragages, aux aménagements (par exemple des éoliennes) ;
  • de la volonté de protection d'habitats sensibles, en liaison notamment avec la directive habitat (très structurante dans certains pays comme le Royaume Uni), la convention sur la biodiversité et l'application (en cours de formalisation) de l'Annexe relative à la biodiversité de la convention OSPAR (prévoyant l'inventaire des zones d'herbier, de maerl, les bancs d'huîtres plates, moulières/modioles, récifs de sabellaria...), et de gestion intégrée des zones côtières ;
  • de la nécessité d'aider à la stratification du monitoring dans le cadre de la Directive sur l'Eau, et d'élaborer des indicateurs spatiaux pour la détection des changements à long terme est apparue...

Les approches employées pour l'observation sont similaires, multitechniques et multidisciplinaires : méthodes acoustiques en zone subtidale (sonar, multifaisceaux, AGDS), ou télédétection optique en zone découvrante et très petits fonds, puis contrôles plus localisés in situ (vidéo, prélèvements sédimentaires faunistiques et floristiques...).

Le projet Interreg MESH (Marine European Seabed Habitat) auquel Ifremer est associé, démarre en mai 2004 pour 3 ans sur la zone Nord-Ouest de l'Europe (associant le Royaume Uni, l'Irlande, la France, la Belgique et les Pays-Bas). Il aura sur tous ces points un rôle essentiel. D'autres pays, extérieurs à la zone, ont souhaité être associés aux travaux.

Enfin, cette réunion a permis de présenter le projet REBENT, bien en phase avec les recommandations du groupe de travail et son site Web REBENT (http://www.ifremer.fr/rebent/).

 

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