ifremer Ifremer environnement
© Alain Le Magueresse, Ifremer
Arcachon
Surveillance Résultats Votre région

 

Documents
Rechercher
Rechercher
Plan du site Contact Copyright Crédits

Accueil > Actualité > 2004 > >

Menaces sur le régime alimentaire des otaries de Steller

20/12/2004

"Adolescentes, les otaries de Steller, qui vivent sur la côte Ouest de la Colombie Britannique et de l'Alaska, pourraient ne pas consommer assez de poissons pour satisfaire leurs besoins nutritionnels. D'après une récente étude menée par les chercheurs de l'Université de Colombie Britannique (UBC), ceci serait une des causes de leur déclin dans le milieu naturel. Le nombre de ces otaries a en effet chuté ces dernières années, leur population mondiale ayant diminué de 8% depuis 1970. Bien que la cause de ce déclin soit encore mal connue, une modification de leurs sources de nourriture due à la pêche ou à des raisons environnementales pourrait être un facteur important. L'objectif de l'étude était de savoir si les jeunes otaries de Steller pouvaient physiquement s'adapter en diversifiant leur alimentation quand les harengs, à haute teneur énergétique, qui composent habituellement leur régime alimentaire viennent à manquer. Cinq Stellers âgés de un an ont été étudiées en captivité pendant une année à l'aquarium de Vancouver. La recherche a été conçue pour déterminer les facteurs physiologiques - et non comportementaux - qui influencent la quantité de poisson que les jeunes otaries peuvent ingérer. Les jeunes sont les individus les plus à risque dans la population des otaries de Steller et sont aussi ceux dont les besoins énergétiques sont les plus importants. Le but était de comprendre comment les variations qualitatives et quantitatives de poissons disponibles pouvait affecter leur consommation totale de nourriture. En fait, ces animaux semblent atteindre une limite quant à la quantité de poisson qu'ils peuvent consommer et assimiler. Quand les harengs viennent à manquer, ils doivent consommer 80% de poissons en plus pour s'assurer un apport énergétique équivalent, ce qui les rend léthargiques. Ces résultats suggèrent que, dans la nature, les jeunes otaries de Steller peuvent éprouver des difficultés physiques à manger en quantités suffisantes, particulièrement quand elles ne peuvent se nourrir quotidiennement."

Extrait du BE Canada numéro 266 du 20/12/2004 rédigé par l'Ambassade de France à Ottawa et diffusé par l'ADIT

Retrouvez tous les BE sur http://www.bulletins-electroniques.com

Abonnement gratuit par email : subscribe.be.canada@adit.fr

Pour en savoir plus

Le site de l'université de Colombie Britannique

http://www.publicaffairs.ubc.ca/ubcreports/2004/04dec02/diet.html

 

fermer

Lire la suitelire