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Réunion des LNR pour la surveillance bactériologique et virale des mollusques

05/05/2004

La réunion des Laboratoires Européens de Référence pour la surveillance bactériologique et virale des mollusques s'est tenue à Rome les 30 mars et 1 avril 2004. Cette réunion était organisée par le Laboratoire Communautaire de Référence - LCR - (Cefas - Weymouth, GB). Les discussions et résolutions de cette troisième réunion ont concerné différents points, dont en particulier la nécessité de procéder au contrôle des coquillages avec des méthodes identiques pour chacun des pays.

Un des principaux points discutés concernait l'aspect "protection du consommateur par rapport aux virus entériques". Une fois de plus l'Ifremer a défendu sa position contre l'adoption des bactériophages comme indicateur viral. En conclusion, il a été admis, suite aux résultats obtenus par le LNR français (Ifremer) et les études financées au LCR par la DG-Sanco (Direction générale "Défense du consommateur et protection de la santé du consommateur" de la Commission Européenne), que la purification en eau réchauffée pouvait entraîner des problèmes de mortalité de coquillages. Il a également été acté que ce type de purification pouvait, par ailleurs, ne pas être suffisante pour éliminer les virus et que, de ce fait, une action au niveau des sources potentielles de pollution était indispensable (position défendue par la France). La grande variabilité saisonnière des bactériophages en leur lien avec les températures de l'eau a été soulignée ce que montrait les résultats de l'Ifremer.

Il semble évident que les derniers résultats scientifiques obtenus (en particulier par Ifremer) et les évaluations économiques de la purification telle que proposée par le LCR, ont fait reculer la DG-Sanco par rapport à sa position initiale qui, rappelons-le imposait l'indicateur bactériophage en substitution pure et simple des indicateurs existants, pour la purification dans un premier temps et pour le classement de zone, dans un deuxième temps. La protection du consommateur devra donc s'orienter dorénavant sur la recherche directe de pathogènes en particulier le virus de l'Hépatite A, les norovirus, Vibrio parahaemolyticus et Vibrio vulnificus.

Les travaux en collaboration avec le Comité National de la Conchyliculture menés dans le cadre du programme Européen "Virus Safe Seafood" coordonné par Ifremer ont largement contribué à ce changement ( http://www.ifremer.fr/vsseafood/ ). Cette collaboration se poursuit dans un nouveau projet européen "Seafoodplus", qui s'intéresse à l'impact des apports des bassins versants. Elle devrait également pouvoir servir à orienter les décisions de la DG-Sanco.

 

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