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Attaque aérienne d'une microalgue : Ostreopsis ovata

22/07/2005

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Entre dimanche 17 et lundi 18 juillet 2005, près de 80 personnes ont été intoxiquées par une micro algue à Gênes, dans le Nord-Ouest de l'Italie. Elles souffraient d'une forte fièvre et de difficultés respiratoires. Onze personnes étaient toujours hospitalisées mardi, tandis que les autres sont sorties de l'hôpital entre dimanche soir et lundi. Les experts de l'agence régionale de protection de l'environnement (Arpal) ont attribué ce phénomène à une présence massive de la micro-algue tropicale (40 micromètres) Ostreopsis ovata. Cette espèce vit généralement au fond de la mer, mais remonte à la surface de l'eau lors de la floraison et relâche une neurotoxine qui peut être transportée dans l'atmosphère par les aérosols marins. Une concentration inhabituelle de cette algue sur une étendue de rivage de cinq kilomètres a entraîné la production d'une importante quantité de toxine, qui a intoxiqué des nageurs et des personnes présentes sur la plage. La commune de Gènes a fermé le secteur à la baignade pour quelques jours. (source : le journal en ligne La Padania).

Le genre Ostreopsis est un dinoflagellé benthique dont Ostreopsis ovata est la plus petite espèce. Celle-ci a été identifiée notamment dans l'Océan Pacifique (Nouvelle Calédonie, Polynésie française, Iles Ryukyu) et les Caraïbes. Elle est connue de longue date en Mer Tyrrhénienne, où un effet notable de ses blooms a été enregistré dès 1998 sur la côte toscane et ligurienne (irritations de la peau, problèmes respiratoires et fièvre), ainsi qu'en 1999 (mortalités de poissons) et 2001 (irritations de la peau chez des baigneurs). La toxine produite par Ostreopsis ovata a été identifiée comme une palytoxine (du nom du genre du corail Palythoa où elle a été détectée pour la première fois). Cette toxine est susceptible de se concentrer dans la chaîne alimentaire (coquillages et poissons). Des espèces du genre Ostreopsis sont soupçonnées de contribuer à l'intoxication par la ciguatera dans les poissons.

 

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