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Ours polaires : REACH peut-il les sauver ?

15/12/2006

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20061215IfremerOursPolaire Photo Ifremer

"Il n'y a apparemment pas que la calotte glacière qui rétrécit en Arctique. Les organes génitaux des ours blancs au Groenland semblent également diminuer à cause des polluants industriels. Les scientifiques rapportent que ce rétrécissement pourrait même, dans le pire des scenarii, mettre en danger les ours blancs, affectant leurs vies sexuelles et causant leur disparition. En fait, tous les mammifères marins pourraient être affectés par ces polluants, en particulier "le renard arctique, l'épaulard et la baleine pilote" rapporte le vétérinaire et toxicologue Christian Sonne de l'Institut de Recherche Environnementale National du Danemark à Roskilde. En effet, ces animaux ont aussi des niveaux extrêmement élevés de ces contaminants.

Les ours blancs de Norvège du nord, de la Russie occidentale et du Groenland sont parmi les animaux les plus touchés par les polluants de l'Arctique, car ils se nourrissent de phoques annelés et barbus. La graisse de ces phoques accumule des niveaux élevés de polluants organiques chargés d'halogènes tels que le chlore. Ces organohalogénés peuvent agir comme des hormones. Sonne et ses collègues ont étudié les parties génitales de 55 ours males et 44 ours blancs femelles du Groenland rassemblés de 1999 à 2002. Les testicules d'ours blanc adulte que les chercheurs ont examinées étaient en moyenne approximativement de trois pouces de large et de 1.8 once de poids, bien qu'ils pussent nettement s'agrandir pendant la période d'activité sexuelle de janvier à juillet. Leur bacula, ou os de pénis, était en moyenne de presque sept pouces de long. Les scientifiques ont découvert que plus le niveau d'organohalogénés chez l'ours blanc est élevé, plus petites sont les testicules et le bacula en taille et poids. La taille et le poids des ovaires diminuent également en proportion de l'augmentation des niveaux d'organohalogénés. Les ours blancs ont parmi les taux les plus bas de reproduction chez les mammifères terrestres. Les scientifiques pensent que la réduction de la taille du pénis des ours blancs conduirait à une reproduction moins réussie, interférant naturellement sur le lent accroissement de la population d'ours blanc. Le rétrécissement des testicules et des ovaires affecterait également la reproduction des ours blancs.

Les futurs travaux de recherche devraient examiner les effets de la contamination à faible taux d'organohalogénés, dit Christian Sonne. Et notamment quels sont les taux limites pour que cette contamination n'ait pas d'effet, si cela est possible. Christian Sonne et ses collègues ont rapporté leurs résultats le 16 août dernier dans le journal "Environmental Science & Technology." Ce groupe de recherche essaye d'obtenir des fonds pour élargir ses travaux à toute la surface arctique et tracer des tendances temporelles de l'évolution de ces contaminants et des biomarqueurs sur les 25-40 dernières années. Ce travail est sous la tutelle de l' IPY (International Polar Year) dans le projet "BearHealth" comprenant le groupe de spécialiste sur les ours blancs d'IUCN (World Conservation Union)."

Extrait du BE BE Danemark numéro 14 du 14/12/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Danemark. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur :

http://www.bulletins-electroniques.com

Pour en savoir plus

L'article original :

http://www.livescience.com/animalworld/060823_polar_bears.html

Le groupe spécialisé sur les ours polaires de l'IUCN :

http://www.iucn.org/themes/ssc/susg/news/may06polarbear.htm

 

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