L'Ifremer exerce une surveillance de la qualité du milieu littoral en s'appuyant sur un certain nombre de réseaux comme le REPHY (phytoplancton et phycotoxines), le REMI (microbiologie) ou le ROCCH (contaminants chimiques). Avec la mise en place de la Directive Cadre Européenne sur l'eau (DCE), les contrôles sont renforcés, avec de nouveaux paramètres et de nouvelles méthodes. Les prélèvements en mer nécessitent le transport d'un matériel conséquent et des précautions extrêmes dans les manipulations. Ces opérations doivent être réalisées à bord de navires suffisamment stables et rapides. Un certain nombre de laboratoires de l'Ifremer ont établi des partenariats avec la Société Nationale de Sauvetage en Mer pour assurer les meilleures conditions pour ces prélèvements. Cela est illustré dans cette série d'images prise lors d'une sortie en Baie de Bourgneuf en juillet 2008.
Le 16 mars 2008, à la suite d'une fuite sur une canalisation de la raffinerie Total de Donges, au cours du chargement d'un navire, 400 tonnes de fioul de soute se sont déversées dont 100 tonnes se sont écoulées dans la Loire. La nappe de fioul s'est progressivement dispersée dans l'estuaire, en fonction des courants de marée et du vent. La commune de Paimboeuf a été particulièrement touchée ainsi que les étiers et les prairies humides bordées de roselières en amont de Donges et Paimboeuf, et situés en particulier à l'intérieur du périmètre du site Natura 2000 "estuaire de la Loire"...
Entre la Sahara et l'océan, la zone côtière mauritanienne voit se multiplier les activités humaines ( pêche, agriculture, énergie..). C'est aussi une zone écologique remarquable qui fait l'objet de classements internationaux comme le Parc National du Banc d'Arguin, site du patrimoine mondial...
Des proliférations de Pseudo-nitzschia sont observées très régulièrement, en particulier au printemps, sur tout le littoral. Les concentrations sont le plus souvent importantes : plusieurs centaines de milliers, voire plus d'un million de cellules par litre. Les toxines ASP sont constituées d'acide domoïque (AD) et de ses isomères. Ces toxines ont une action amnésiante...
Madame Yannick De Roeck Holtzhauer (1935 - 1999), professeur des universités à la faculté de pharmacie de Nantes, nous a laissé une collection de trente-sept aquarelles représentant des algues. Pour chaque tableau, elle a effectué sur site le choix du sujet, le ramassage ou la cueillette, et ensuite le dessin rehaussé à l'aquarelle. Elle inscrivait ensuite la dénomination après avoir consulté des ouvrages de référence et souvent des collègues algologues, mais parfois leurs avis divergeaient. Pour qui connaît la diversité des appellations communes des espèces les plus courantes en français et en breton, la diversité des avis ne peut surprendre. Il en est de même des noms de lieu : "erv an talberzh" traduit officiellement par l'administration "sillon de talbert" était mentionné "talberg" dans les ouvrages de la fin du XIXème, nom retenu comme traditionnel.
Le Réseau Intégrateurs Biologiques a pour objectif d'évaluer les niveaux de contamination chimique et radiologique. Il se base sur les capacités bioaccumulatrices de la moule. Les mollusques sont communément utilisés comme biointégrateurs, car ils ont la capacité d'accumuler les micropolluants. Après un séjour de plusieurs mois dans l'eau, les niveaux mesurés dans les organismes sont le résultat et le reflet de l'état chronique du milieu...
Une orthophotographie est obtenue par assemblage de photographies aériennes mises à une échelle précise. Ce produit présente l'avantage d'allier la vision objective de la photographie à la précision du plan. Les orthophotographies sont ici rapprochées d'images sur le terrain...
L'espèce Karenia mikimotoi est présente dans tous les océans. C'est l'un des dinoflagellés responsables d'eaux colorées les plus communs en Europe du Nord. Ses proliférations sont associées à des mortalités parfois massives d'organismes marins vertébrés ou invertébrés mais contrairement à Dinophysis sp. ou Alexandrium minutum, cette microalgue n'a jamais été reconnue responsable d'intoxication humaine consécutive à la consommation d'animaux qui se seraient trouvés en contact d'une "eau colorée".
Dinophysis produit des toxines diarrhéiques (dites toxines DSP ou Diarrheic Shellfish Poison). Celles ci peuvent provoquer chez le consommateur de coquillages contaminés, une intoxication dont les effets apparaissent moins de douze heures après ingestion.
Les pays riverains de la mer du Nord et de l'Atlantique draguent annuellement 70 à 85 millions de tonnes de déblais, qui sont rejetés en mer ou stockés dans des zones de dépôts à terre. Les immersions sont aussi une voie de transfert des contaminants vers le milieu marin...
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Mise à jour : 15/02/2008