La revue anglaise Nature, en date du 18 septembre 2003, publie un article de scientifiques canadiens qui attribuent au saumon l'augmentation de la pollution par les polychlorobiphényls (PCB) dans les lacs d'Alaska.
Chaque été, des millions de saumons rouges (Oncorhynchus nerka) retournent dans les eaux douces des lacs d'Alaska pour se reproduire, après s'être engraissés à des milliers de kilomètres, dans le Pacifique. Pendant leur migration, ils ont bioaccumulé, par le biais de la chaîne alimentaire, certains polluants comme les polychlorobiphényls provenant de leur alimentation.
Les saumons meurent après le frai, et leurs cadavres se décomposent au fond du lac. Les PCB accumulés dans leur graisse se déposent dans les sédiments dont les teneurs sont 7 fois supérieures aux valeurs des sédiments des lacs sans saumon. Ces teneurs sont analogues à celles rencontrées dans les sédiments du lac Supérieur, directement pollué par les activités anthropiques.
Les scientifiques estiment que cette contamination des frayères pourrait éventuellement poser des problèmes aux oeufs des poissons, et menacer certaines populations de saumons.
© Ifremer 2012
Mise à jour : 26/02/2008