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Commission baleinière internationale

17/07/2004

La 56ème session de la Commission Baleinière Internationale (CBI) s’est tenue du 19 au 22 juillet en Italie, à Sorrento. La CBI a été créée par la convention de Washington sur la réglementation de la chasse à la baleine. Cinquante sept pays en sont membres, y compris la Mauritanie, la Côte d'Ivoire, Tuvalu, la Belgique et la Hongrie qui y ont adhéré en 2004. Avec la Hongrie, l'Union européenne est maintenant représentée par 15 Etats au sein de cette commission internationale.

La position de la France à cette session 2004 avait été précisé par le Quai d'Orsay à l’ouverture de la 56e Commission :

"Depuis 1986, la chasse à la baleine est interrompue dans le monde par un moratoire institué pour évaluer l'importance des stocks mondiaux, notamment des espèces les plus menacées et pour permettre leur renouvellement après une longue période d'exploitation des ressources.

Ce processus n'est pas achevé et il existe deux approches au sein de la CBI : les pays qui considèrent que les stocks ont eu assez de temps pour se reconstituer et les pays, arguant du principe de précaution, qui soulignent qu'en l'état actuel de la science, trop d'incertitudes planent encore sur les estimations de population de cétacés.

Avec des partenaires européens, la France se range traditionnellement dans ce second groupe de pays. Elle prône depuis vingt ans une approche prudente de conservation par la création de vastes zones protégées, des sanctuaires, où comportements et volumes des grands cétacés peuvent être plus aisément observés.

Elle défendra donc à Sorrento les sanctuaires baleiniers existants dont celui de l'Antarctique institué, en 1994, à son initiative. Elle apportera son soutien aux projets de résolution australien et brésilien, en discussion dans le cadre de cette réunion de la Commission, qui réclament la création de nouveaux sanctuaires dans le Pacifique Sud-Ouest et dans le Sud-Atlantique.

La délégation française participera avec une expertise scientifique renforcée aux travaux du nouveau comité de conservation, crée l'an dernier à Berlin.

La France présentera enfin la candidature de la ville de La Rochelle, siège notamment du Centre de Recherche français sur les Mammifères marins, pour accueillir, en 2006, la session annuelle de la CBI."

Au cours du point de presse du 26 juillet 2004, le porte-parole du Quai d'Orsay a présenté les résultats de la session. Il a déclaré :

''Avec les récentes adhésions de la Belgique, de la Côte d'Ivoire, de la Hongrie, de la Mauritanie, du Surinam et de Tuvalu, ce sont 57 Etats qui ont participé à la 56ème réunion de la Commission Baleinière Internationale (CBI), la semaine dernière, à Sorrente (Italie).

On retiendra de cette réunion cinq décisions essentielles, maintenant les mesures de protection des baleines :

  1. le maintien du vote public, pour faciliter l'identification de la position de chacun .,
  2. malgré l'hostilité du Japon, la reconduction du sanctuaire baleinier de l'Antarctique, créé il y a 10 ans par la France ., en revanche, l'ouverture de nouveaux sanctuaires de cétacés dans l'Atlantique et le Pacifique Sud n'a pas été possible, faute de majorité qualifiée .,
  3. le rejet de la demande du Japon de pouvoir déroger au moratoire de 1986 en créant de nouveaux types de chasse pour les populations côtières .,
  4. l'adoption de deux résolutions consensuelles :

    • sur des recommandations permettant d'atténuer la souffrance des cétacés capturés
    • sur la prise en compte des propositions d'un groupe de travail réuni autour du Président de la CBI pour adopter un règlement de chasse modifié. Cette adoption ne signifie pas pour autant, aux yeux des pays protecteurs, la levée du moratoire

  5. enfin, une modification linguistique : dès la prochaine réunion plénière, les débats, jusqu'ici tenus exclusivement en anglais, seront simultanément traduits en espagnol et en français.

La prochaine réunion plénière se tiendra en Corée. La candidature de La Rochelle pour accueillir la session suivante, en 2006, n'a pas été retenue au bénéfice de St Christophe et Nieves, qui permettra ainsi au continent américain (et à un pays en développement) de recevoir à son tour la CBI.''

Pour en savoir plus

Sur la Commission Baleinière Internationale

http://www.iwcoffice.org/

 

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