Emballage = contenant adaptable à un contenu.
Les emballages sont très divers en fonction de ce à quoi ils sont destinés, et de la matière dont ils sont faits. Dès lors, il devient intéressant de poser la question des « emballages » en fonction de cela :
1 - Que faut-il emballer ? Tout est très différent s'il s'agit d'un produit alimentaire, liquide, ou solide; ou s'il s'agit d'un produit à vocation non-alimentaire.
Ex. : emballages alimentaires : briques de lait, de jus de fruits, papier ; emballage de beurre, de yaourts; conditionnement de viande destinée à être congelée; produits appertisés : ici prennent place toutes les conserves... Egalement prennent place ici les produits de toilette : dentifrice, pâtes diverses..., cosmétiques...
Chaque emballage est soumis à des normes de conditionnement, d'une part, et de sécurité alimentaire, d'autre part. (voir aussi les normes Afnor, à l’origine des règlements et de l’appareil législatif régissant les emballages)
Ex. : produits non-alimentaires : produits liquides, vendus pour le ménage de la maison, par exemple (vaisselle, lessive, eau de Javel, nettoyants divers, alcool à brûler, térébenthine, white spirit...) ; mais aussi dans le cas de produits solides destinés au même usage (par exemple) : savon, nettoyant pour cuivres ...
Ex. : produits non-alimentaires : cas très particulier du produit à stocker sous forme gazeuse : bonbonne de gaz, d'air liquide, d'azote liquide, de gaz rares, devant être stocké à des températures très diverses par leur étendue.
Ex. : produits non-alimentaires : produits de laboratoire (de chimie...) ou de pharmacie (agar, flaconnages divers, récipients éventuellement fabriqués à la demande, bouchons en liège, plastique, verre, résine...) et devant rester stériles.
La solution devient beaucoup plus simple si on sait par avance ce que l’on veut emballer :
Emballage de produits solides (genre : livres et papiers divers) : deux démarches semblent s'imposer : se tourner vers ceux qui vendent des emballages déjà tout faits : d'un côté, La Poste, et de l'autre côté, les professionnels des entreprises de déménagement.
2 - Si le produit est connu d'avance, quel sera son emballage ?
On peut penser à des emballages en métal, plastique, carton, éventuellement papier (petit suisse, beurre); mais aussi à des emballages simples, ou doublés ? dans ce dernier cas, doublés avec quoi ? En effet, il est important de penser à la préservation de la qualité (alimentaire) du produit à emballer, et/ou protéger l'extérieur contre une éventuelle toxicité du produit.
Emballage de grandes quantités de produits liquides = voir aussi tonneaux (bois), fûts (métalliques) [voir alors : fabriques de tonneaux, de fûts...], conditionnement en bouteilles de verre ou de plastique.
3 - Autre propriétés des emballages
Ils doivent non seulement protéger la matière en fonction de laquelle ils ont été conçus, mais aussi permettre le stockage de plusieurs emballages identiques : ils doivent donc être assez solides sur les bords pour permettre un stockage en palettes transportables. On en vient à définir les emballages suivant les catégories de transport :
a) différents camions, wagons, bateaux adaptés à une catégorie de transport particulier : camion-citerne, route-roulante (en transport ferroviaire), pinardier, gabare, sablier, dragueur parmi les bateaux...
b) les conteneurs, où des produits sont transportés à l'état de stocks; voir aussi : porte-conteneurs qui transporte donc la marchandise en fret, wagon-cargo... Il faut aussi penser à la manière de manipuler ces charges lourdes (grues, portiques...), leur catégories de transport (fer, route, péniche...)... (voir alors des compagnies de transport par train, péniches, cabotage.
On peut aussi envisager les propriétés des emballages en posant la question suivante, par exemple :
Comment emballer un vélo de Brest à Saint-Brieuc ? mais aussi des caisses de livres ; des valises; transports combinés pour des groupes, location de wagon, de fourgons; livraison à domicile... La Poste, les professionnels des entreprises de déménagement.
4 - Emballages : proposition de révision de la directive « emballages » [voir l'arrêté du 9 septembre 1997 modifié par l'arrêté du 19 janvier 2006 relatif aux installations de stockage de "déchets non dangereux", ce qui est le cas de la majorité des emballages. La part des déchets d'origine ménagère représente 30 % en moyenne du poids des ordures ménagères et 50 % du volume de ces déchets. La part des déchets se réduit à cause de la part en principe en augmentation des emballages recyclables et/ou biodégradables.
L'Union européenne a développé l'idée de la destruction des emballages : « programme éco-emballage », plus ou moins rentable selon les produits. Donc, il est bon de penser au recyclage. (ν)
CENTRE NATIONAL DU RECYCLAGE, 2001 : Vade-mecum du Centre National du Recyclage; Guide de l'élu local en charge des déchets. Paris, CNR : 248 p.
voir aussi "macrodéchet"
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Mise à jour : 14/05/2009