Les poissons de grands fonds sont des espèces de croissance lente et reproduction faible, qui vivent dans des fonds de 500 à plus de 2500 mètres. Les rendements de la pêche de la plupart de ces stocks avaient diminué, en dépit des efforts des ports français de Lorient et de Boulogne, par exemple. Le degré de ce déclin est un signal d'alarme, et le Conseil International pour l’Exploration des Mers (CIEM // ICES)[a] avait conseillé, il y a déjà longtemps, qu'on ne devrait pas permettre à la pêche hauturière de grands fonds d'augmenter ses prises, jusqu'à ce qu’on ait davantage de connaissance au sujet de la biologie des stocks. Or force est de reconnaître que nous ne savons presque rien au sujet de ces espèces (aucune évaluation de la taille des stocks...), ni de leur recrutement ; tout juste ont-ils un nom et une description taxonomique, mais pour le reste, nous ne pouvons évidemment pas envisager de nous livrer à l’aquaculture de ces animaux, habitués à vivre dans des profondeurs de 600 à 2000 mètres, se reproduisant assez lentement (la maturité sexuelle semble se produire au bout de 5 à 6 ans ; et les poissons semblent n’avoir qu’une portée par an), et vivant probablement beaucoup plus longtemps que les poissons de « surface » (des durées de vie, calculées sur les otolithes de ces poissons, ont indiqué des âges assez avancés, allant jusqu’à 100, voire 120 ans – cas de l’empereur). Les principales espèces de grands fonds sont :
Il existe aussi d’autres espèces qui, bien que capturées en dehors des stocks, presque accidentellement, aboutissent aussi sur les étals. Ce sont surtout :
[a] = (from : ICES, Environmental status of the european seas, 2003).(ν)
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Mise à jour : 26/11/2008