On définit l’immunité par la capacité pour un être vivant, de se défendre face à une intervention extérieure
L’immunité est l’ensemble des mécanismes de défense de l’organisme face à des éléments qui lui sont étrangers ou du « non-soi », à des agressions d’origines diverses (agents infectieux comme les virus, les bactéries ou les parasites ; agressions toxiques ; agressions tumorales).
Ainsi, le système immunitaire est l’ensemble des processus biologiques dans un organisme qui permet de reconnaître, de neutraliser ou de tuer, et d’éliminer des pathogènes et des cellules tumorales. Deux types de réponses immunitaires peuvent être distinguées : l’immunité innée (congénitale et se produisant sans exposition préalable à la substance, à l’organisme ou au tissu étranger) et l’immunité adaptative ou acquise conduisant à la production d’anticorps ; la mémoire immunologique, créée à la suite d’une réponse primaire à un pathogène, permet une réponse accrue lors d’un nouveau contact avec ce même pathogène spécifique (principe de la vaccination).
o- L’immunité innée est non spécifique, c’est-à-dire que chacun de ses éléments attaque toutes les cibles sans distinction. Elle est immédiate. Son action rapide forme sur-le-champ une première ligne de défense contre les infections. Ces mécanismes immunitaires ancestraux sont présents chez tous les organismes vivants : les plantes, les invertébrés et les vertébrés.
o- L’immunité adaptative est présente seulement chez les vertébrés.
Ø Cas des mollusques : Comme tout organisme vivant, les mollusques possèdent une immunité innée reposant sur un ensemble de mécanismes complexes qui font intervenir
1) des molécules de reconnaissances du « non-soi »,
2) des voies de signalisation cellulaire conduisant au processus cité ci-dessous
3) l’activation des cellules sanguines ou hémocytes. Ces cellules immunocompétentes sont impliquées dans différents processus dont la phagocytose (ou ingestion de cellules étrangères), qui s’accompagne d’une production importante de radicaux oxygénés et d’enzymes ayant une activité cytotoxique. Par ailleurs, les hémocytes sont également impliqués dans la production d’une panoplie de peptides et protéines à activités antimicrobiennes. Des protéines de stress (en relation avec la température, l’exondation...) ayant un rôle dans la préservation des structures protéiques peuvent également être synthétisées.
Ø Les approches développées récemment en génomique chez les mollusques permettent maintenant de caractériser les différents mécanismes et gènes de l’immunité mis en jeu, en réponse à des agressions extérieures.
Sources ; Anne-Geneviève Martin, Evelyne Bachère, et Nathalie Cochennec, Ifremer
© Ifremer 2012
Mise à jour : 11/08/2009