ifremer Ifremer environnement
© Alain Le Magueresse, Ifremer
Arcachon
Surveillance Résultats Votre région

 

Documents
Rechercher
Rechercher
Plan du site Contact Copyright Crédits

Accueil > Glossaire > M > macrodéchet >

Retour Imprimer

Glossaire

macrodéchet

Déchets de toutes natures, de formes variées et d’origine autant humaine que naturelle, flottant en mer ou déposés sur le littoral. (θ)

Corrélats

voir aussi "Emballage", "Ordure", "Pétrole", "Conteneur", "Tronc d'arbre", "Epave", "Filets fantômes"

En savoir plus

Le problème des macrodéchets [1] n’est pas récent, mais son intensité et la gêne que cela occasionne pour les diverses formes de tourisme en font un phénomène réellement assimilable à une pollution d’amplitude non négligeable. Les macrodéchets sont extrêmement divers, peuvent provenir de la mer (toutes sortes d’épaves), mais aussi de la terre (voitures usagées, vieilles machines et ordures diverses).

Mais outre leur diversité, les macrodéchets appartiennent presque tous à la catégorie des déchets ménager (sauf évidemment les conteneurs, les vieilles voitures et autres machines dont les personnes se débarrassent "dans la nature", en cachette, en ignorant souvent qu'une déchetterie ou une casse ferait ce travail de démolition mieux qu'eux). Les déchets provenant des emballages très dvers tombent sous le coup de la loi (arrêté du 9 septembre 1997 modifié par l'arrêté du 19 janvier 2006) relatif aux installations de voirie municipale ou départementale relative à l'acceptation de "déchets non dangereux".

On trouve régulièrement des cas d’accidents technologiques majeurs avec leurs conséquences, ainsi que l’évolution des lois tendant à prévenir tous risques de pollution. La législation française repose sur la loi n° 64-1245 du 16 décembre 1964 modifiée, relative à [...] la lutte contre la pollution des eaux , sur ses décrets d’applications, arrêtés et circulaires relatifs à ce sujet.

Les déchets maritimes « flottants » : tentative de définition et classification

- essentiellement des filets de pêche
- bancs d’algues (après tempête)
- ordures extrêmement diverses (dans sillage des navires : cf. définition dans « Ordures »)
- pétrole, huiles diverses, déchets fécaux ... (dans le sillage des navires) (mais ce genre de rejet peut être également littoral : émissaires) : où commence la mer ? Existe-t’il une différence entre mer et océan ?
- conteneur(s) et leur contenu (s’il flotte) : détonateurs, mais aussi fûts divers non identifiés remplis substances variées, parfois difficilement identifiables, et éventuellement nocives
- troncs d’arbres, bois exotique ou de tempête , mais aussi fragments d’ épave (voir plus bas), dans le sens le plus large prévu par la Loi (engin abandonné par son propriétaire)

Question : quel peut être l’ impact de ces déchets sur la faune marine (laquelle ?). Devantla diversité de la faune (et de la flore) marine, il ne peut exister que des fragments de réponses :

* législation : à peu près rien. Tous ces déchets peuvent être perdus par fortune de mer, et souvent, le « responsable » des déchets ignore même qu’il les a perdus.
* tonnage : à peu près impossible à évaluer. Tous les chiffres ne sont que des approches globales et peu satisfaisantes.

* impact des filets perdus , dits « filets fantômes », n’est principalement envisagé que sous deux point de vue :

a) des mammifères marins et des tortues marines se prenant dedans.
b) des dégâts causés aux navires (de pêche principalement) lors de la rencontre inopinée avec de tels filets « fantômes »

On peut pourtant se renseigner auprès des

a) Compagnies maritimes (sur les marchandises déclarées « perdues par fortune de mer »)
b) Compagnies d’ assurances maritimes (sur les marchandises..., mais aussi sur les navires perdus...)
c) Compagnies de ferries effectuant des passages fréquents sur un itinéraire connu et surveillé (par les CROSS...)
d) Syndicat(s) ou Organisation(s) Professionnelle(s) de la Pêche et de la Conchyliculture (ils savent ce qui arrivent à la côte..., et ce qui se prend dans les hélices, les troncs flottants dangereux pour la navigation, etc...)

Bibliographie :

Persistent marine debris in the North Sea, Northwest Atlantic Ocean, Wider Caribbean Area and the West Coast of Baja Californie. A report to the Marine Mammal Commission... by Burr Heneman & the Center for Environmental Education. (1988) : pagination multiple [158p.] [ð Classification des débris, évaluation de la législation suivant les aires considérées...]

Malgré la provenance essentiellement anglo-saxonne de la majorité des documents cités dans la bibliographie du rapport cité ci-dessus, il semble peut-être plus prudent de restreindre le champ de recherche à une zone nettement identifiée. Si l’objet de l’étude se porte sur les côtes françaises, on pourra toujours partir du travail intitulé « Macrodéchets » pour étayer l'étude en question. Ce travail, en deux volumes, appartient évidemment à la catégories des œuvres « anciennes » (1982). Le premier volume expose une tentative méritoire de classification des macrodéchets , et une méthodologie d’échantillonnage assez simple, mais efficace. Le deuxième volume n’est que le recensement des boulettes de goudron trouvées sur les plages comme témoins des dégazages effectués le long des côtes métropolitaines.

Loubersac, Lionel et Bodennec, Guy, 1982, Pollution par macrodéchets du littoral français. vol. 1 : Méthodologie, état de référence (juin 1982); vol. 2.: Analyse de résidus pétroliers. Brest : CNEXO. COB - 2 vol., pagination multiple : 2 cartes en dépl., ill., tabl. ; 30 cm. [Formlat oblong] [Le premier volume a été l’objet d’un retirage plus récent]

D’autre part, beaucoup de travail a été entrepris sur les côtes du Nord – Pas-de-Calais, très touchées par le trafic maritime dans le détroit, et par la pollution des industries dans l’arrière-pays et des ports maritimes. Dans le même genre, on pourrait citer les travaux entrepris en Baie de Seine sous le nom de programme « Seine-Aval » de 1995 à nos jours. L’estuaire de la Loire est surveillé régulièrement, ainsi que celui de la Gironde, en ceci que tous les estuaires sont source de macrodéchets. La France, comme pays membre de l’Union Européenne, tient à garder une « bonne » image vis-à-vis de la Commission européenne. (ν)

[1] La lutte contre la pollution par les macrodéchets . Ce sujet est actuellement repris par le laboratoire d’écotoxicologie de Nantes : toutefois, s’il est (relativement) aisé de définir et de quantifier les macrodéchets, il est beaucoup moins aisé de s’en débarrasser, soit que les côtes ne se prêtent pas bien aux entreprises de ramassage (cas des côtes rocheuses et/ou à falaises), soit que ces macrodéchets ne soient pas assez « nombreux » pour justifier l’emploi de matériels de nettoyages lourds et coûteux.

En guise d'anecdote, sur le rivage des Alpes Maritimes, les Affaires Maritimes ont trouvé : 1000 mètres de chaînes de tous calibres, des moteurs, des blocs de bétons de 3 tonnes, des vélomoteurs, une salle de bains presque complète ( !), une pierre tombale ( !!), une soixantaine de tonnes de corps-morts, un vieux ponton d’env. 16 m. de long et de 15 tonnes...et les navires abandonnés par leurs propriétaires qui ont été mis à la vente des Domaines le 19 juin (Le Marin du 20 juin 2003)

Durée de vie des déchets macrodéchet

 

fermer

fermer

Lire la suitelire