Symbole Ni
Le nickel est introduit dans le milieu marin essentiellement sous forme particulaire et son affinité pour les oxyhydroxydes de fer ou de manganèse constitue la caractéristique essentielle de son comportement géochimique. Dans les eaux interstitielles des sédiments anoxiques on observe des concentrations très faibles de nickel dissous, qui peuvent être attribuées à sa précipitation sous forme de sulfure : dans ce cas le nickel est piégé dans le sédiment. Par contre, dans les sédiments anoxiques les eaux interstitielles sont fortement enrichies en nickel dissous. Les teneurs des sédiments côtiers sont extrêmement variables et sous l'influence de divers facteurs, dont principalement les apports anthropiques et la couverture géologique du bassin versant. Mais les caractéristiques physiques du sédiment (granulométrie) ainsi que les conditions hydrodynamiques et biologiques de la zone jouent également un rôle important. Les teneurs moyennes dans les sédiments sont estimées être voisines de 55 mg.kg-1. Dans les sédiments dragués des principaux ports français, les teneurs moyennes sont de l'ordre de 20 à 25 mg.kg-1 sec, mais peuvent atteindre des valeurs maximales de 250 mg.kg-1 sec en zone fortement polluée. La toxicité du nickel pour les organismes marins est considérée comme faible : EC50 pour la reproduction de Crassostrea gigas = 349 µg.-1, en sulfate de nickel. La teneur sans effets dans les sédiments est estimée à 15,9 µg.g-1.(ζ)
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Mise à jour : 11/06/2009