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Glossaire

qualité microbiologique

Etat de l'eau caractérisé par un niveau de présence de microorganismes (virus, bactéries, protozoaires, ...) pouvant induire un risque sanitaire plus ou moins grand.

Deux catégories d'indicateurs sont utilisées pour mesurer la pollution des baignades : des éléments microbiologiques et des éléments physicochimiques. Deux types de germes sont recherchés, Escherichia coli (E. coli) et les streptocoques fécaux. Ces germes ne sont pas dangereux en soi, mais jouent le rôle de témoin, pouvant indiquer, par leur présence, la présence de germes pathogènes dangereux. En cas de pollution avérée, on recherche, en plus, les salmonelles et les entérovirus. La directive européenne fixe des seuils à ne pas dépasser. Les huiles minérales, les mousses et les phénols font l'objet d'une surveillance. Localement, d'autres paramètres sont pris en compte, comme le pH, la transparence, les résidus goudronneux et les matières flottantes.

La surveillance est effectuée sous la responsabilité des ingénieurs sanitaires des DDASS. Les échantillons sont analysés par les 100 laboratoires agréés pour les contrôles réglementaires. La directive européenne prévoit un prélèvement avant la saison balnéaire (en général 15 jours avant), puis de deux par mois, durant la saison. Pour un site qui bénéficie d'une eau de bonne qualité les deux années précédentes, un prélèvement minimum par mois suffit. La fréquence moyenne atteint presque 9 prélèvements par site, sur une saison, pour les baignades en eau de mer. La saison balnéaire est fixée par les services santé-environnement des DDASS. Pour la métropole, la période recommandée est du 15 juin au 15 septembre, pour les sites littoraux et du 1er juillet au 31 août, pour les sites d'eau douce. En cours de saison, les DDASS transmettent les résultats aux communes concernées qui les portent à connaissance du public par voie d'affichage, en mairie et/ou sur les lieux de baignade eux-mêmes, par voie de presse ou par leur syndicat d'initiative ou office du tourisme. Lorsque les résultats approchent ou dépassent les seuils règlementaires, une enquête est menée sur place, pour rechercher les causes d'une éventuelle contamination. Des prélèvements complémentaires sont réalisés. Si la pollution est avérée, le maire concerné doit interdire la baignade sur le site en question. Le cas échéant, le préfet peut se substituer aux autorités municipales.

Rappelons que le classement de la qualité microbiologique comprend 4 niveaux :

  • Catégorie A, eaux de bonne qualité : 80% des prélèvements au moins donnent un nombre d'E coli inférieur ou égal à 100 pour 100 mL d'eau et 95% des prélèvements en comptent moins de 2000 pour 100 mL. Enfin, 90% des échantillons prélevés contiennent moins de 100 streptocoques fécaux pour 100 mL.
  • Catégorie B, eaux de qualité moyenne : on relève moins de 2000 E coli par 100 mL, dans 95% des prélèvements.
  • Catégorie C, eaux momentanément polluées : le dépassement de 2000 E coli est observé dans plus de 5%, mais dans moins d'un tiers des prélèvements. Le site pollué doit faire l'objet de mesures immédiates ou à moyen terme, qui permettront d'améliorer définitivement la qualité de l'eau.
  • Catégorie D, eaux de mauvaise qualité : lorsque le nombre d'E coli toléré est dépassé dans au moins un prélèvement sur trois, la baignade est interdite dès que ces mauvais résultats sont observés deux années consécutives. (Source : Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse)

 

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