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Bulletins hebdomadaires de la surveillance des phycotoxines dans les coquillages du littoral. Résultats REPHY

 

Certaines espèces de phytoplancton (algues microscopiques) peuvent produire des phycotoxines (toxines d’algues) susceptibles de s’accumuler dans les coquillages et d’intoxiquer ainsi les consommateurs. Dans ce contexte, le REPHY (Réseau d’Observation et de Surveillance du Phytoplancton et des Phycotoxines), mis en œuvre par Ifremer, comprend parmi ses actions : la détection et le suivi des espèces phytoplanctoniques productrices de toxines, et la recherche de ces toxines dans les coquillages présents dans les zones de production ou dans les gisements naturels.

A compter de janvier 2014, les bulletins de résultats de cette surveillance sont mis en ligne en temps réel à l’adresse suivante : https://envlit-alerte.ifremer.fr. Cette mise en ligne est progressive et ne concerne dans un premier temps que les régions Bretagne Nord et Languedoc-Roussilon, mais elle s’étendra rapidement aux autres régions du littoral français. Une deuxième étape devrait, d'une part inclure les résultats du REMI (Réseau de Surveillance Microbiologique), d'autre part permettre une diffusion sur d'autres supports (smartphones et tablettes).

N .B. Ces résultats sont diffusés en temps réel, ils ne préjugent en rien des décisions administratives (arrêtés préfectoraux d’interdiction de vente et de ramassage, et arrêtés levant ces interdictions), qui ont été ou seront prises pour les coquillages des zones concernées. Veuillez contacter les autorités administratives départementales (Préfecture, DDTM, DDPP) pour toute information relevant de ces autorités. Attention, l’absence de résultats dans une zone ne signifie pas nécessairement une absence de toxines dans la zone.

Le site contenant ces bulletins a été étudié pour que l’information soit complète et présentée avec plusieurs niveaux de lecture, pour satisfaire les besoins des administrations en charge de la gestion sanitaire, mais aussi ceux des professionnels de la conchyliculture et de la pêche, ainsi que ceux du grand public.

La couleur des pictogrammes situés sur la carte pour chacune des régions, donne une indication sur le type de bulletin : en rouge les bulletins dits d'Alerte, en noir les bulletins dits d'Information.

Un bulletin est décrit comme Alerte s’il contient au moins un résultat supérieur au seuil de sécurité sanitaire pour au moins l'une des toxines, ou un résultat susceptible de conduire à une décision administrative (par exemple un deuxième résultat négatif susceptible de conduire à une levée d’interdiction), ou bien un résultat de phytoplancton s'approchant ou dépassant un seuil dit « d'alerte ».

Un bulletin est décrit comme Information s’il ne correspond à aucune des définitions ci-dessus, c'est-à-dire en cas d’absence de toxines et avec des concentrations en phytoplancton toxique suffisamment faibles pour qu’il n’y ait aucun risque de contamination.

 

Contexte de la surveillance sanitaire exercée par le REPHY

L’Ifremer étant chargé d’apporter à l’État et aux autres personnes morales de droit public son concours pour l’exercice de leurs responsabilités notamment pour le contrôle de la qualité des produits de la mer et du milieu marin (Décret du 5 juin 1984 modifié), la mise en œuvre du REPHY répond à cette mission et le concours apporté à l’Administration Centrale se concrétise dans ce cadre par un soutien à la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL) du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de le Forêt (MAAF), pour l’application de la réglementation relative au suivi de la salubrité des zones de production de coquillages. La surveillance des phycotoxines dans les coquillages fait l’objet d’une subvention pour charge de services publics, en application de la Loi de Finances (programme 206, sous-action n°37), et d’une convention annuelle avec la DGAL.

Les procédures de la surveillance sanitaire REPHY sont officiellement approuvées lors de la validation annuelle du Cahier de Procédures REPHY ( Cahier de Procédures et de Programmation REPHY 2012 ) par la DGAL et par le Laboratoire National de Référence pour les biotoxines de l’Anses (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire).

La surveillance sanitaire exercée par le REPHY s’applique aux coquillages dans leur milieu naturel, c’est à dire dans les zones de production (parcs, filières, bouchots, etc.) ou dans les zones de pêche professionnelle (gisements au large le plus souvent). Pour information : les coquillages sortis du milieu marin (c'est à dire dans les établissements d'expédition conchylicoles, sur les marchés, à la distribution, avant l'exportation), sont suivis par le Plan de Surveillance géré par la DGAL et mis en œuvre par les DDPP. Seuls les résultats du REPHY sont présentés dans le présent produit.

Les risques pour la santé humaine, associés aux phycotoxines, sont actuellement en France liés à trois familles de toxines : (i) les toxines lipophiles incluant les diarrhéiques (DSP), pouvant provoquer des intoxications de type diarrhéique, (ii) les toxines paralysantes (PSP), neurotoxines pouvant provoquer des intoxications graves voire mortelles, (iii) les toxines amnésiantes (ASP), neurotoxines pouvant conduire à des atteintes neurologiques graves voire mortelles, avec perte de mémoire. Une autre famille de phycotoxines (palytoxines) ayant été observée récemment en Méditerranée, une surveillance adaptée a été mise en place en 2007 sur ce littoral ; les palytoxines peuvent en effet conduire à des troubles respiratoires chez les baigneurs et promeneurs après inhalation d’embruns contaminés, et aussi à des intoxications par consommation de produits marins contaminés.

Fonctionnement du REPHY

La stratégie actuelle de surveillance des toxines peut se décliner en deux grandes catégories :

  1. La recherche ciblée de certaines familles de toxines en fonction du contexte phytoplancton : elle est fondée sur l’hypothèse que l’observation, au dessus d'un seuil d'alerte, de certaines espèces phytoplanctoniques toxiques, est un indicateur fiable qui permet d’anticiper la contamination des coquillages en déclenchant le plus rapidement possible la recherche des toxines correspondantes. Cette stratégie est parfaitement adaptée à la surveillance des toxines PSP (paralysantes) et ASP (amnésiantes) dans les gisements côtiers.
  2. La recherche systématique des toxines, appliquée dans tous les cas où l’hypothèse du phytoplancton comme indicateur d’alerte n’est pas vérifiée ou pas fiable. Elle concerne en particulier les toxines lipophiles pour lesquelles un suivi systématique est assuré dans les zones à risque et en période à risque (définies à partir des données historiques sur les trois années précédentes). Elle concerne aussi tous les coquillages de pêche sur des gisements au large, pour lesquels une recherche systématique de toutes les familles de toxines est effectuée.

Le REPHY comporte de nombreux points de prélèvement sur l’ensemble du littoral français. Des prélèvements d’eau sont effectués pour observation du phytoplancton au microscope. Des prélèvements de coquillages sont réalisés pour des analyses de toxines : les quatre familles de toxines détaillées ci-dessus sont ainsi suivies régulièrement.

La mise en œuvre opérationnelle du REPHY repose sur douze implantations Ifremer (LER – Laboratoires Environnement Ressources) réparties sur le littoral, qui assurent ou encadrent, chacun pour son littoral : les prélèvements, les observations, les analyses, la saisie des données dans la base de données nationale Quadrige, la valorisation et la diffusion des résultats au niveau régional. Les bulletins présentés dans le présent produit sont diffusés toutes les semaines par chacun de ces laboratoires.

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Bulletins d’information et d’alerte / Surveillance des coquillages

 

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