Le littoral du bassin aquitain se présente comme inhospitalier et ouvert à des houles parmi les plus fortes que l'on puisse rencontrer le long des côtes. Les fonds sont constamment remaniés et l'équilibre du rivage, constitué de matériaux meubles, se révèle particulièrement précaire. Trois domaines se distinguent :
L'ESTUAIRE DE LA GIRONDE, puissant système alluvial en perpétuelle évolution (bancs médians, flèche de la COUBRE) partiellement aménagé pour la navigation (chenal dragué à 15 m sur la barre).
Sur la rive droite, les falaises calcaires secondaires (région de ROYAN) et tertiaires (BLAYAIS) alternent avec les marais estuariens.
La rive gauche, moins élevée, est constituée de terrasses fluviatiles quaternaires sur un substratum de calcaire de marnes et molasses oligocènes et éocènes (MÉDOC et GRAVES).
LA COTE AQUITAINE. Il s'agit d'une ligne de rivage récente, constituée d'un cordon littoral dunaire transgressif, retenant les eaux dans la partie ouest de la plaine inclinée holocène, recouverte du sable des Landes. L'écoulement se fait principalement par le bassin d'ARCACHON et les petits "courants" côtiers landais.
Cap Ferret : le Pyla - photographie Alain Le Magueresse / Ifremer
La partie médocaine est soumise à une érosion localement supérieure à 2 m par an et d'un transit sédimentaire concomitant dirigé vers le sud (DUGAS 1969, MIGNlOT 1979), cf carte ci-contre.
Ces sables encombrent le delta de marée du bassin d'ARCACHON (150 km2 de plan d'eau à pleine mer).
La partie landaise de longueur sensiblement égale à la précédente, se termine au-delà de l'embouchure artificielle de l'ADOUR (ANGLET).
LA COTE BASQUE.A BlARRlTZ, les calcaires gréseux oligocènes forment une côte découpée, à laquelle succèdent jusqu'à HENDAYE des falaises de flysch du crétacé supérieur également érodées (0,5 à 0,6 m par an).
Ces falaises sont interrompues par la baie de SAINT-JEAN DE LUZ protégée et profonde (-12 m) où débouche la NIVELLE et par la baie de FONTARABIE qui reçoit l'estuaire endigué de la BIDASSOA (baie de CHINGOUDY) à l'équilibre sédimentaire perturbé (MIGNIOT 1977).
Les fonds côtiers sont presqu'uniformément sableux :
Les transits sédimentaires littoraux indiqués sur la carte ci-contre sont accompagnés de déplacements transversaux dans les fonds situés entre zéro et -20 m (MIGNOT 1979).
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Mise à jour : 10/07/2008