En Basse-Normandie, l'élevage représente la part la plus importante de l'activité agricole. Il est beaucoup plus développé dans la Manche et l'ouest du Calvados, et particulièrement au niveau de la baie des Veys.
Spécialisée dans l'élevage bovin, la région concentre un cheptel de plus de 1,9 million de têtes, lui donnant ainsi le troisième rang national. Cependant, la répartition spatiale du troupeau laitier indique une forte disparité : plus d'une vache sur deux de la région est élevée dans la Manche. Ce seul département cumule 6% du cheptel français1. Pourtant, le canton dont le cheptel est le plus important est situé dans le Calvados : Isigny-sur-Mer regroupe entre 30000 et 35000 bovins. Les tendances de ces dernières années montrent une diminution régulière du cheptel (-3% en 2002)2. La Basse-Normandie est la quatrième région productrice de lait : 12% du cheptel national de vaches laitières y est élevé.
Pour la production de porcs charcutiers, la Normandie se situe au troisième rang des régions françaises (5% de la production nationale en 2001)1. Cette activité correspond également à la troisième production normande d'animaux derrière les vaches laitières et les gros bovins. La Manche élève, à elle seule, 64% du cheptel porcin bas-normand et particulièrement dans les cantons de Pontorson, St James et St Hilaire du Harcouët3. Depuis 1988, la production porcine a fortement augmenté en Basse-Normandie : alors que les exploitations comptaient en moyenne 79 têtes en 1988, le cheptel moyen s'élève à 309 têtes en 2000.
L'élevage de chevaux est également une tradition de l'agriculture en Basse-Normandie. Spécialisée dans le pur-sang, la région concentre près de 12% du cheptel équin national3. Il s'agit avant tout d'une production destinée à l'élevage de chevaux de course, majoritairement trotteurs dans la Manche et galopeurs dans l'Orne et le Calvados. La région dispose d'ailleurs de deux haras nationaux, le haras de Saint-Lô dans la Manche et le haras du Pin dans l'Orne. Le département de la Manche possède le plus important effectif équin national avec 21 650 têtes en 2001, et le canton de Ste Mère l'Eglise, à lui seul, regroupe plus de 1 500 têtes1.
La Normandie possède également un troupeau ovin de taille modeste (près de 254 000 têtes soit 2,7% du cheptel français)1 avec la particularité de l'élevage de prés-salés. Cette filière correspond souvent à une activité complémentaire et orientée vers la production de viande. La carte montre que 6 cantons bas-normands concentrent un cheptel ovin important (supérieur à 4 000 têtes), il s'agit des cantons de Pontorson, Ducey, Avranches, Bricquebec et Beaumont-Hague dans la Manche et du canton de Dozule dans le Calvados.
En ce qui concerne les élevages de volailles, 88% des dindes et dindons, 73% des pintades, 71% des poules pondeuses et des poulets de chair produits en Haute et Basse-Normandie sont élevés en Basse-Normandie (2001). De plus, le Calvados et la Manche totalisent plus de 60% de la production normande d'œufs1.
L'élevage caprin est beaucoup moins important avec 8 000 têtes en 2000, mais le canton manchois de Tessy-sur-Vire se distingue avec plus de 500 têtes2.
Note :
L'Unité Gros Bétail (UGB) est utilisée en statistique afin d'unifier les différentes catégories d'animaux. Elle est basée sur leurs besoins alimentaires.
Sources :
1 Chambre Régionale d'Agriculture de Normandie
2 Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques - Basse-Normandie
3 Agreste Basse-Normandie, 2001, Recensement agricole 2000 ' Principaux résultats, Ministère de l'Agriculture et de la pêche, Direction régionale de l'Agriculture et de la Forêt, 32p.
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Mise à jour : 11/03/2009