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Conchyliculture

La conchyliculture normande : historique et généralités

Introduction Histoire Biologie et physiologie Gestion des bassins Ostréiculture Mytiliculture Vénériculture Côte Ouest Cotentin Côte Est Cotentin Calvados

Si les techniques ostréicoles actuelles permettent le contrôle de la totalité du cycle vital des huîtres, il n’en a pas toujours été ainsi.

Depuis l’époque romaine, et jusqu’à la fin du XIXème siècle, l’élevage consistait simplement à reparquer les produits de la pêche, afin de les tenir à disposition des producteurs en toute saison et quelle que soit la situation météorologique du moment ou le niveau de la marée. Il ne s’agissait donc que d’apporter une réponse facile à la variabilité de la demande commerciale. Tout au plus avait-on remarqué, dès cette époque, que les huîtres ainsi traitées acquéraient un goût plus agréable, moins "iodé". L’affinage de ces produits de pêche se faisait donc naturellement pendant leur séjour sur l’estran et l’ostréiculture se limitait à cette phase de l’élevage.

Nature morte aux huitres et aux bouquets Zoom fenetre Nature morte aux huîtres et aux bouquets - FOUACE Guillaume (1837-1895)

C’est dans ce contexte qu’ à partir du XVIIème  siècle, les régions de Courseulles, dans le Calvados, et de Saint Vaast de la Hougue, dans la Manche, exportaient leurs huîtres vers les provinces du centre du royaume. Cette activité ostréicole ne reposait alors que sur la seule espèce indigène, l’huître plate Ostrea edulis, comme on peut le constater sur les tableaux de l’époque ou ce mollusque constituait un sujet pictural de choix étonnamment courant.

À la fin du XIXème  siècle, à la suite d’une fortune de mer dans l’estuaire de la Gironde, une espèce nouvelle originaire du bassin du Tage, l’huître portugaise (Crassostrea angulata) s’est répandue fortuitement sur les côtes atlantiques, entre les estuaires de la Garonne et de la Loire. Elle ne s’est pas propagée plus au Nord, n’y trouvant plus les conditions thermiques nécessaires à sa reproduction. Cette espèce est à l’origine du développement spectaculaire des bassins conchylicoles d’Arcachon et de Marennes-Oléron.

Dejeuner aux huitres Zoom fenetre Déjeuner aux huîtres (1727) - De TROY J.F. / source Agence photographique de la Réunion des Musées Nationaux - Musée de Chantilly

À la fin du XIXème  siècle, à la suite d’une fortune de mer dans l’estuaire de la Gironde, une espèce nouvelle originaire du bassin du Tage, l’huître portugaise (Crassostrea angulata) s’est répandue fortuitement sur les côtes atlantiques, entre les estuaires de la Garonne et de la Loire. Elle ne s’est pas propagée plus au Nord, n’y trouvant plus les conditions thermiques nécessaires à sa reproduction. Cette espèce est à l’origine du développement spectaculaire des bassins conchylicoles d’Arcachon et de Marennes-Oléron.

Parallèlement, le captage du naissain d’huîtres plates était maîtrisé en Bretagne Sud et l’élevage complet de cette espèce prenait un développement important entre l’estuaire de la rivière Belon (d’où le nom vernaculaire donné à cette espèce) et le Golfe du Morbihan.
En Normandie, où aucune de ces deux espèces n’était captée, les gisements naturels se sont rapidement épuisés à la suite de pêches trop intensives (et peut-être aussi d’une succession d’épizooties, mais les connaissances scientifiques de l’époque n’étaient pas suffisantes pour les diagnostiquer). La conchyliculture normande n’a donc pu survivre qu’en important du naissain des bassins de captage atlantiques. Les deux espèces (portugaise et belon) étaient alors cultivées conjointement, à plat dans les parcs en pierre de la Tocquaise et du Cul de Loup sur environ 200 hectares.
Le secteur de Saint Vaast la Hougue était le seul bassin conchylicole normand en activité au moment où de nouvelles épizooties ont du décimé les cheptels. Pour la portugaise, une espèce de remplacement en provenance du Pacifique (Crassostrea gigas), a pu être trouvée et du naissain a été importé massivement. L’élevage de l’huître plate, quant à lui ne s’est jamais redressé.

Developpement de l ostreiculture Zoom fenetre Développement de l’ostréiculture de Saint Vaast La Hougue vers le sud de 1965 à 1987

À partir des années 1960-70, grâce à l’amélioration de la zootechnie (élevage en poche, en surélevé sur tables), des concessions nouvelles ont été accordées dans le Cotentin. Ce développement a été rapide puisqu’on trouve maintenant sur la Côte Ouest, près de 600 hectares de parcs ostréicoles. Sur la côte Est, l’ostréiculture s’est également développée progressivement en s’implantant plus au sud, vers Crasville puis Lestre (cf.carte ci-dessous), le plus souvent en remplacement des bouchots à moules. Parallèlement, un nouveau bassin voyait le jour à Utah Beach.
Si l’on rajoute à ces bassins manchots les secteurs calvadosiens de la Baie des Veys et de Meuvaines il n’est pas surprenant qu’en trente ans la Normandie se soit hissée au premier rang national en terme de production.

 

Sources :
KOPP J., JOLY J.P., LE GAGNEUR E. & RUELLE F., 2000, Atouts et contraintes de la conchyliculture normande 2- La Côte Est du Cotentin, R. int. DRV/RA/LCN 2000-57, 205p.

Eau Seine Normandie / Conseil général du Calvados / Conseil général de la Manche / Région Basse-Normandie

 

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