Dès les origines de la navigation, avec l’apparition des premières invasions venues de la mer, la surveillance des côtes est devenue un souci permanent des populations riveraines. Des postes de guets ont alors créés avec mission de surveiller le large, découvrir les navires ennemis et de signaler les approche.
A l’époque romaine, on compte 3200 tours de guet réparties sur les 5600 km du littoral de la France actuelle.
En 1795, une ligne continue de vigies est créée sous la direction de la marine. Les transmissions se font d’abord au moyen de pavillons, puis à partir de 1807, on utilise le télégraphe de CHAPPE.
Après l’Empire, les sémaphores sont jugés superflus en temps de paix et supprimés de 1814 à 1858.
Le service électro-sémaphorique est créé en 1862 : les sémaphores, modernisés, sont dotés d’un mât métallique orientable et relié par télégraphe. Les bâtiments ont alors grand besoin des sémaphores pour relayer leurs communications.
Depuis quelques années, les missions des guetteur-sémaphoriques ont été élargies et l’Etat Major de la Marine a décidé la création de la FOSIT (Force d’Intervention et de Surveillance du Territoire).
Les Sémaphores actuels assurent deux types de missions : l’une à caractère militaire et l’autre de Service Public.
Dans la droite ligne des raisons qui ont poussé à leur création, les sémaphores ont toujours une vocation militaire. Ils sont gérés par un Service spécial de la Marine Nationale : la FOSIT, basée dans l’arsenal de Cherbourg. Leur mission principale est donc d’assurer la présence de la marine nationale en certains points de la côte, de réguler et de surveiller le trafic maritime en identifiant les navires.
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Un nombre total de 8 sémaphores est géré par la FOSIT de Cherbourg, dont 6 dans la Manche et 2 dans le Calvados (voir les fiches individuelles). La couverture du littoral bas-normand est donc totale et permanente compte tenu du statut militaire de l’ensemble du personnel. En sus de la vingtaine de personnes en poste dans l’arsenal de Cherbourg, les effectifs sont répartis de la manière suivante dans chaque sémaphore.
Effectifs dans les sémaphores de Basse-Normandie (données FOSIT août 2006)
| Sémaphores |
Masculin |
Féminin |
Total |
| Le Roc (Granville) |
8 |
1 |
9 |
| Carteret |
8 |
1 |
9 |
| La Hague |
7 |
0 |
7 |
| Le Homet (vigie) |
6 |
3 |
9 |
| Barfleur |
7 |
2 |
9 |
| Saint Vaast |
3 (dont 1 d'active) |
1 |
4 |
| Port en Bessin |
7 |
3 |
10 |
| Villerville |
7 |
2 |
9 |
| Total |
53 |
13 |
66 |
Les différents sémaphores des côtes de Basse-Normandie / Ifremer , 2008 - Document Pdf , 898 Ko
Source :
L’ensemble des documents et données présentés dans cette fiche ont été fournis par la FOSIT.
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Mise à jour : 18/05/2009