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Basse-Normandie

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Patrimoine naturel

Au large

Au large L'estran et la frange littorale Les massifs dunaires Les baies, les estuaires et les havres Les falaises littorales Les marais

Les Mammifères

Séparant la France et la Grande-Bretagne, la Manche accueille différentes espèces de mammifères marins. Six espèces y sont régulièrement observées : le grand dauphin, le dauphin commun, le globicéphale noir, le marsouin, le phoque gris et le phoque veau-marin 1.

Le grand dauphin ( Tursiops truncatus) est l'espèce la plus représentée sur les côtes normandes. Souvent au large, ce dauphin se rapproche également du littoral, notamment pendant la saison estivale. La population actuelle est estimée à plus d'une centaine d'individus, concentrés principalement sur la côte ouest du Cotentin. Le plus souvent en petits groupes de 3 à 7 individus, cette espèce peut néanmoins constituer des groupes plus importants. La petite population normande demeure néanmoins fragile du fait des multiples aggressions dont fait l'objet le milieu marin 2.

Dauphins Communs Zoom fenetre Dauphins Communs - photographie : Gérard Gauthier / Ifremer

Le dauphin commun ( Delphinus delphis), petit cétacé très grégaire (cf. photo ci-contre), est rarement observé sur les côtes et préfère les eaux profondes du large (>100m de profondeur) 1.

Le globicéphale noir ( Globicephala melas) est un grand cétacé vivant au large mais qui se rapproche des côtes normandes à la fin de l'été. Les mâles sont nettement plus grands que les femelles (respctivement de 4 à 7,60 m et de 3 à 5,60 m) 1. On le rencontre alors occasionnellement autour des îles Anglo-Normandes et sur le littoral du pays de Caux 2.

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Le marsouin ( Phocoena phocoena) était très abondant sur les côtes normandes autrefois mais ses populations se sont effondrées au début du XX ème siècle en raison de la chasse excessive dont il a fait l'objet, la diminution de la ressource alimentaire et la pollution. Cette espèce côtière qui fréquente les estuaires et les eaux peu profondes refait son apparition depuis quelques années dans les eaux normandes, recouvrant peu à peu sa distribution passée 2.

En ce qui concerne les pinnipèdes, deux espèces sont régulièrement observées :

Le phoque gris ( Halichoerus grypus) affectionne les côtes rocheuses du nord Cotentin et des îles Anglo-Normandes. Peu commun en Normandie et souvent observés à l'unité, des petits groupes d'animaux fréquentent néanmoins l'archipel des Ecrehous et les Minquiers où la reproduction est suspectée occasionnellement 2.

Le phoque veau-marin ( Phoca vitulina), plus petit que le phoque gris, se rencontre sur les estrans vaseux ou sableux des estuaires. Deux colonies reproductrices sont connues en Normandie : la première en baie des Veys qui compte entre 25 et 28 individus (2 ème colonie française) et la seconde dans la Baie du Mont-Saint-Michel qui totalise entre 15 et 20 individus 2. Leurs effectifs semblent être en augmentation depuis les années 1990 1.

Les Oiseaux

La Manche est également un couloir de migration et un site d'hivernage très important pour l' avifaune marine. De nombreuses espèces gagnent, selon la saison, soit le nord et leurs sites de nidification, soit le sud et les sites d'hivernage.

Sterne Zoom fenetre Sterne - photographie : Gérard Gauthier / Ifremer
Fou de Bassan Zoom fenetre Fou de Bassan - photographie : Gérard Gauthier / Ifremer

En été et en automne, il est possible d'observer le passage des sternes, et principalement de la sterne Caugek. Pendant la période de nidification (de mai à juin), cette espèce est présente sur le littoral mais elle séjourne en mer tout le reste de l'année 3. En septembre, de nombreuses espèces de labbes sont présentes en Manche, dont le labbe parasite qui est le plus courant. A la période de la Toussaint, des mouvements d' alcidés sont observés : il s'agit principalement du petit pingouin et du guillemot de Troïl 1. Ce dernier est un oiseau de haute mer que l'on rencontre en zone littorale durant l'hiver, qui ne se rend sur la terre ferme que pour la reproduction 4. Par contre, c'est toute l'année que les fous de Bassan, les cormorans et les goélands sont observables sur le littoral bas-normand 1.

Il est important de noter la présence de la macreuse brune ( Melanitta fusca) qui hiverne à quelques centaines de mètres du rivage des plages de Cabourg à Deauville et le long de la côte ouest Cotentin. Il s'agit d'un canard marin qui se repose en groupes et se nourrit sur le fond, de mollusques bivalves enfouis dans le sédiment 2 et qui apprécie également les moules de bouchots. D'ailleurs, les mytiliculteurs présents sur les côtes du département de la Manche connaissent des pertes importantes sur leur production de moules de bouchots par la prédation des oiseaux tels que le goéland argenté, la macreuse noire, la macreuse brune et l'eider à duvet. Les secteurs les plus touchés en Basse-Normandie sont Chausey et Pirou 5. Selon la Section Régionale de la Conchyliculture (SRC), les pertes des mytiliculteurs de la Manche en 2004 dépassent 2 millions d'euros 6.

Sources :
1 GUERIN A., 2003, La Normandie : la géologie, les milieux, la faune, la flore, les hommes, Delachaux et Niestlé, 360p.
2 GROUPE MAMMALOGIQUE NORMAND, 2004, Les mammifères sauvages de Normandie : statut et répartition, Ed. GMN, 306p.
3 Sterne caugek
4 Guillemot de Troïl
5 SECTION REGIONALE DE LA CONCHYLICULTURE NORMANDIE-MER DU NORD, 2005, Les oiseaux prédateurs de moules de bouchots dans le département de la Manche, 64 p.
6 SECTION REGIONALE DE LA CONCHYLICULTURE NORMANDIE-MER DU NORD, 2005, Prédation des moules de bouchots par les oiseaux sur les côtes du département de la Manche, 21 p.

Eau Seine Normandie / Conseil général du Calvados / Conseil général de la Manche / Région Basse-Normandie

 

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