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Basse-Normandie

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Contaminants chimiques

Mercure (Hg)

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Le mercure est naturellement présent dans l'environnement mais, à l'échelle planétaire, la moitié de cet élément métallique est d'origine anthropique 1. En effet, il est très utilisé dans les industries du chlore et de la soude, la production d'acétaldéhyde, la fabrication des batteries, les peintures marines et il est également présent dans certains fongicides employés dans l'agriculture 2. En 2005, la production annuelle de mercure pour l'Union Européenne s'élève à 450 tonnes 3.

En ce qui concerne les océans, la source principale est la voie atmosphérique via les précipitations. Le mercure peut également provenir des sols, des roches et des apports fluviaux. De plus, il est présent dans les sédiments marins sous une forme stable mais l'aération naturelle ou artificielle (curage, dragage) des couches superficielles des sédiments provoque un dégagement de méthylmercure important 2.

Le mercure est un métal très toxique qui possède une capacité importante à se bioconcentrer dans les organismes. Sa forme la plus toxique et la plus bioaccumulable est le méthylmercure CH 3 Hg qui, en très faible quantité dans l'eau, se concentre jusqu'à 10 millions de fois dans les organismes aquatiques, tout particulièrement dans les poissons carnivores, les mammifères marins et les oiseaux de mer 1. Le consommateur est donc exposé à des doses pouvant être élevées et le méthylmercure peut provoquer des problèmes neurologiques allant du tremblement à la paralysie, voire la mort dans les cas les plus graves. Pour les produits de la pêche dont les mollusques bivalves, la Commission Européenne (réglements n° 466/2001 et n° 221/2002) a évalué la teneur maximale tolérable pour leur mise sur le marché à 0,5 mg/kg de poids humide, ce qui correspond approximativement à 2,5 mg/kg de poids sec chez la moule 1.

En Basse-Normandie

Entre 2004 et 2008, les points du littoral bas-normand présentent des médianes proches de la médiane nationale qui est de 0,15 mg de mercure total par kilogramme de moules en poids sec (cf. carte). Cependant, le point " Villerville" présente une médiane supérieure de 1,5 fois la médiane nationale et le point " Vaucottes" une médiane très largement supérieure à la médiane nationale (2,5 fois supérieure).

Les points situés directement à l'embouchure de la Seine ne présentent donc pas de contamination particulière par le mercure. Par contre, le site de prélèvement " Vaucottes", pourtant éloigné de l'estuaire et en dehors du panache de la Seine, se distingue largement des autres sites avec une médiane de 0,37 mg/kg p.s. 4. Les moules du Pays de Caux (au nord de l'estuaire de la Seine en Seine-Maritime) présentent les concentrations en mercure parmi les plus élevées du littoral français. De manière générale, les médianes de l'ensemble des points peuvent être considérées comme stables par rapport aux périodes précédentes.

Dans le secteur du Pays de Caux, une des sources de mercure est d'origine continentale. Il s'agit d'un flux d'eaux souterraines karstiques 5. Dans ce cas, l'apport en mercure dissous au littoral survient via les résurgences d'eau douce présentes le long de la zone intertidale du Pays de Caux. Elles peuvent être assimilées à des estuaires à petites échelles déversant un flux constant d'eau douce. Les apports de la Seine sont également une des sources de mercure sur ce littoral après des transformations biogéochimiques qui surviennent entre l'embouchure et le Pays de Caux, notamment la formation de méthylmercure sous l'action bactérienne 5.

 

Sources :
1 COSSA D. (coord), 1999, La dynamique du mercure, IFREMER, Région Haute Normandie, (Programme scientifique Seine- Aval), 11, 25 p.
2  RODIER J., 1996, L'analyse de l'eau - eaux naturelles, eaux résiduaires, eau de mer, 8 ème  édition, Paris, Dunod, 1394p.
3  CELLULE ARC, 2003, Les 39 fiches de substances dangereuses préparées par la cellule ARC, 78p.
4  Bulletin de la surveillance de la qualité du milieu marin littoral, Edition 2010, IFREMER/RST.LER/10-06/Laboratoire Environnement Ressources de Normandie, 126 p.
5  LAURIER F., 2001, Cycle du mercure en estuaire, baie de Seine et Pays de Caux : spéciation chimique et biodisponibilité, Paris Université Paris 7, Th. Univ. Océanogr. Chim, 177p.

Eau Seine Normandie / Conseil général du Calvados / Conseil général de la Manche / Région Basse-Normandie
Le mercure dans les moules (mg/kg poids sec) de 1979 à 2010 Zoom page

Le mercure dans les moules (mg/kg poids sec) de 1979 à 2010

Le mercure dans les moules (médiane sur la période 2004 à 2008) Zoom page

Le mercure dans les moules (médiane sur la période 2004 à 2008)

 

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