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Phytoplancton et phycotoxines

Pseudo-nitzschia

Le réseau de suivi Toxicité lipophile (incluant les DSP) dans les coquillages Toxicité ASP dans les coquillages Pseudo-nitzschia Dinophysis

Pseudo-nitzschia Zoom fenetre Pseudo-nitzschia - source : Ifremer

Le genre Pseudo-nitzschia appartient à la classe des diatomées. Plusieurs espèces sont observées en France dont certaines ne sont pas connues pour être toxiques. Mais depuis quelques années, deux espèces toxiques ont été identifiées sur les côtes françaises Pseudo-nitzschia pseudodelicatissima et P. multiseries.

Les cellules de Pseudo-nitzschia sont de forme allongée et sont souvent assemblées en chaînes. Leur taille et leur largeur sont très variables d'une espèce à l'autre 1 . Les principales espèces rencontrées en Basse-Normandie ont une taille variant entre 50 et 180 µm et une largeur entre 1,5 et 3,4 µm.

Des proliférations de Pseudo-nitzschia sont observées très régulièrement, en particulier au printemps, sur tout le littoral. Les concentrations sont le plus souvent importantes : plusieurs centaines de milliers voire plus d'un million de cellules par litre. Si la concentration dépasse 100 000 cellules par litre (valeur seuil), des analyses de toxine ASP (Amnesic Shellfish Poisoning) sur les coquillages sont réalisées.

Les conditions favorables à son développement, comme les préférences de température et de salinité, dépendent des espèces. Une augmentation des proliférations pourrait être liée à un enrichissement des eaux en éléments nutritifs en zone côtière, bien que cette hypothèse ne fasse pas l'unanimité au sien de la communauté scientifique.

Généralement dans les eaux normandes, Pseudo-nitzschia, associé à Phaeocystis, se développe après l'achèvement du premier bloom phytoplanctonique printanier (diatomées) qui coïncide souvent avec une période de légère "dystrophie"* du milieu c'est-à-dire un déséquilibre du rapport Si/N (silice/azote) au profit de l'azote présent sous forme de nitrates.

En 2004, un développement automnal tout à fait exceptionnel par sa durée et son ampleur a généré une toxicité importante et durable des coquilles Saint-Jacques dans certains secteurs de la Manche (cf. rubrique Toxicité ASP dans les coquillages). Cet épisode toxique ASP fut le premier du genre jamais enregistré en Normandie.

Notes :
* Dystrophie : phénomène d'enrichissement du milieu en éléments nutritifs

Sources :
1 REPHY espèces toxiques et toxines - synthèse sur 10 ans
2 Résultats de la surveillance de la qualité du milieu marin littoral - Départements : Seine-Maritime, eure, Calvados et Manche, 2005, IFREMER, Direction de l'Environnement et de l'Aménagement LIttoral - Laboratoire Environnement et Ressources de Normandie, 80p.

Eau Seine Normandie / Conseil général du Calvados / Conseil général de la Manche / Région Basse-Normandie
Présence de pseudo-nitzschia de 2002 à 2009 (maximum de cellules par litre d'eau observées par mois) Zoom page

Présence de pseudo-nitzschia de 2002 à 2009 (maximum de cellules par litre d'eau observées par mois)

Présence de Pseudo-nitzschia de 2000 à 2005 (maximum de cellules par litre d'eau observées par mois) Zoom page

Présence de pseudo-nitzschia de 2000 à 2005 (maximum de cellules par litre d'eau observées par mois)

 

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