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Basse-Normandie

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Rendements aquacoles

Observatoire Conchylicole

Les réseaux REMORA et REMONOR Observatoire Conchylicole

Contexte et objectifs

Le réseau REMORA a suivi depuis 1993 les performances d'élevage de deux classes d'âge (adultes et juvéniles) de l'huître creuse Crassostrea gigas sur les principales régions ostréicoles françaises. Il a permis ainsi d'évaluer les tendances géographiques et temporelles de la survie, de la croissance et de la qualité des huîtres creuses, en jouant un rôle de référentiel pour l'aide à la gestion des bassins ostréicoles et connaissance de ces écosystèmes.

En 2009, suite à la crise de surmortalité qui a touché l'année précédente l'ensemble des huîtres creuses Crassostrea gigas élevées sur le littoral français, l'Ifremer a mis en place un observatoire national conchylicole, réseau d'observation des performances conchylicoles répondant au besoin d'acquisition de données permettant de comprendre et caractériser cette crise.

Cet observatoire s'appuie sur les stations du réseau REMORA dont le protocole a été profondément remanié pour répondre aux nouveaux objectifs : disposer de lots sentinelles de Crassostrea gigas répartis sur différents écosystèmes conchylicoles, et suivis à une fréquence compatible avec la mise en évidence d'éventuelles anomalies biologiques (survie, croissance et reproduction), constituer un réseau national de référence connecté aux réseaux régionaux (appréhension de la variabilité régionale) ou aux expérimentations locales, constituer un outil pérenne d'acquisition et de bancarisation de données, expliciter les liens entre environnement et performances biologiques, avoir une finalité d'acquisition et de traitement des données en temps réel.

Treize sites-ateliers, répartis sur les côtes françaises dans les principaux bassins producteurs d'huîtres creuses sont opérationnels depuis 2009. Ces sites ont été choisis afin de limiter au maximum les solutions de continuité avec les données historiques de REMORA. Compte tenu des spécificités locales, certains LER opèrent des sites à caractère plus régional, intégrés soit dans le réseau national, soit dans des réseaux régionaux, comme le REMONOR en Normandie.

En 2009, les sites du réseau d'observation de la ressource se répartissent comme suit : 2 en Normandie, 3 en Bretagne Nord (plus 3 sites régionaux), 3 en Bretagne Sud (plus 3 sites régionaux), 1 en Pays de la Loire, 2 dans les Pertuis Charentais (bassin de Marennes-Oléron), 1 sur le bassin d'Arcachon et 1 en Méditerranée (étang de Thau). Répartis sur les principaux secteurs ostréicoles français, ils permettent d'assurer une couverture nationale et pluri-annuelle de l'évolution des performances de la ressource ostréicole exploitée. L'observatoire conchylicole complète ainsi au niveau ressources le suivi opéré par l'Ifremer dans le cadre des réseaux de surveillance de l'environnement (REPHY, REMI, ROCCH).

La coordination du réseau REMORA et de l'Observatoire Conchylicole est assurée par le Laboratoire Environnement Ressources de La Trinité sur Mer et le suivi est réalisé par les Laboratoires Environnement Ressources d'Ifremer en fonction de leur zone de compétence géographique, le laboratoire LPI, la station d'Argenton, et le Smel pour le site de la côte ouest Cotentin.

Résultats au plan national

Comme en 2009, les surmortalités ont touché tous les bassins ostréicoles au cours de l'année 2010. La moyenne nationale des taux de mortalité touchant le naissain de Crassostrea gigas a atteint 71 % en décembre 2010.

Après avoir démarré fin avril 2010 en Méditerranée, le phénomène a touché l'ensemble des bassins ostréicoles de la façade Atlantique à la Bretagne nord en une seule vague début juin, en suivant l'élévation de la température de l'eau de mer à 16 °C. Le phénomène est ensuite très rapidement apparu en Normandie dans la 2ème quinzaine de juin, d’abord sur la côte ouest Cotentin puis sur la côte est, en baie des Veys. Comme en 2009, les sites de Morlaix (Bretagne nord) et de la baie de Quiberon (site en eau profonde, en Bretagne sud) ont été les derniers touchés fin juillet-début août.

Résultats en Basse-Normandie

En Basse-Normandie, les deux points de l’Observatoire Conchylicole sont « Blainville Nord » sur la Côte Ouest du Cotentin et « Géfosse » sur la côte du Calvados en Baie des Veys.

Voici les observations de croissance et de mortalité des individus diploïdes appartenant à deux classes d'âges « adultes » et « juvéniles » pour l’année 2010.

Mortalité

En 2010, pour les 2 stations bas-normandes, la mortalité des adultes reste très inférieure à la moyenne pluriannuelle.

Considérant le lot de juvéniles, les mortalités observées pour les 2 stations apparaissent fortes, atteignant ou dépassant les valeurs maximales enregistrées jusqu’à présent. On observe un décalage pour la date d’apparition de la mortalité entre les 2 stations suivies en Normandie. Le phénomène apparaît ainsi entre mars et juin pour la station de « Blainville nord » et après juin pour la station de « Géfosse ». En dépit de ce décalage temporel, l’intensité du phénomène infectieux (le taux de survie finale) semble comparable sur les 2 points et entraîne la disparition de la majorité de l’effectif (> 70%). Ces valeurs sont à rapprocher des valeurs nationales de mortalité relevées dans le cadre de l'Observatoire Conchylicole qui sont de 72,5 % ± 8,7 % pour le naissain de captage et de 6,2 % ± 2,5 % pour le « 18 mois ».

Croissance

A la mise à l’eau sur site (en mars 2010), les adultes utilisés présentaient un poids moyen de 23,10 g. C’est le poids initial le plus faible depuis le début du réseau REMORA-REMONOR. Cette particularité devra être prise en compte dans l’analyse des résultats de croissance. Pour les 2 stations, « Géfosse » et « Blainville nord », les poids moyens mesurés à chaque visite semblent faibles par rapport aux performances observées au cours des dix dernières années. En terme de gain de poids, les valeurs 2010 sont en deçà des valeurs décennales. La croissance des individus sur la station de « Géfosse » paraît supérieure à celle de « Blainville nord », ce qui confirme la tendance observée les années précédentes.

La croissance 2010 des juvéniles reste inférieure aux croissances enregistrées depuis 2000 sur la station de « Blainville nord ». Pour la station de « Géfosse », les poids moyens mesurés en juin et septembre semblent également inférieurs à ceux observés au cours des années précédentes, on observe toutefois un rattrapage de la croissance pour cette station au mois de décembre, aboutissant à une valeur en décembre quasi identique à la valeur moyenne décennale.

Source :
Bulletin de la surveillance de la Qualité du milieu Marin Littoral, Edition 2011. Résultats acquis jusqu'en 2010. Ifremer/RST.LER/11-03/Laboratoire Environnement Ressources de Normandie, 123p.

Pour en savoir plus

Site internet Observatoire Conchylicole Ifremer

Eau Seine Normandie / Conseil général du Calvados / Conseil général de la Manche / Région Basse-Normandie

 

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