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Haute-Normandie

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Géomorphologie

Estuaire de la Dives Zoom fenetre Estuaire de la Dives - photographie Alain Le Magueresse / Ifremer

De AULT-ONIVAL (SOMME) au cap de LA HAGUE (MANCHE), la côte normande dessine un vaste golfe entre les falaises du pays de CAUX à !'est et la presqu'ile du COTENTIN à l'ouest. Sa partie centrale est constituée par la baie de SEINE dans le sud est de laquelle s'ouvre l'estuaire de la SEINE prolongé par une paléovallée sous-marine dans les fonds de -40 m.

Les côtes de cette province maritime sont constituées principalement d'affleurements sédimentaires des formations secondaires du bassin parisien, alors que le COTENTIN fait partie de l'ensemble primaire armoricain.

LA COTE DU PAYS DE CAUX est constituée par de hautes falaises (30 à 80 m) de calcaire crétacé le plus souvent en cours d'érosion; les matériaux les plus durs (galets de silex) cheminent vers le nord est sous l'effet de la dérive littorale. Le calcaire est réduit en sable et vase et transporté au large. La pente moyenne des fonds côtiers est d'environ 1%. Des cailloutis de la zone centrale, on passe vers les deux extrémités à des sédiments fins. Devant ANTIFER dans les fonds de -30 m et devant DIEPPE par -1 5.à -20 m, on trouve des bancs de sable grossier.

LA COTE DE LA BAIE DE SEINE , entre le cap de LA HEVE et SAINT-VAAST-LA-HOUGUE, est plus variée :

  • L'estuaire de la SEINE, en grande partie comblé, est encadré par les plateaux de la HAUTE NORMANDIE. Les fonds sont de sable fin limoneux et de vase à l'ouest de I'estuaire dans les zones de décroissance des vitesses de courant. Le comblement naturel de l'estuaire atteint 5.500.000 tonnes par an de sable et de vase ( LCHF 1976).
  • En LIEUVIN et PAYS D'AUGE, les falaises calcaires alternent avec les dépressions argileuses et les vallées comblées de la TOUQUES, de la DIVES et de l'ORNE. La pente des fonds côtiers est faible : 0,2 à 0,3 %. On y trouve les principaux dépôts vaseux de la région, matérialisant la zone de décantation des eaux de la SEINE.
  • En BESSIN, la côte s'élève vers l'ouest en falaises de 20 à 30 m dans les calcaires du jurassique moyen et les fonds sableux atteignent des pentes de 1%.
  • En COTENTIN, la baie.des VEYS et le marais de SAINT-VAAST captent les matériaux prélevés par l'érosion sur la côte basse à micro-falaises triasiques meubles. Le banc de SAINT-MARCOUF protège la côte des houles du large et les fonds à faible pente (0,4%) sont constitués de sable fin plus ou moins vaseux et coquillier.

LA COTE NORD DU COTENTIN , entre BARFLEUR et LA HAGUE, s'élève progressivement pour atteindre d'imposants abrupts granitiques. Les platiers rocheux alternent sur les estrans avec les galets, les sables et les vases. Les fonds de galets et cailloutis sont parsemés de blocs.

LA COTE OUEST DU COTENTIN, du cap de LA HAGUE à la baie du mont SAINT-MICHEL constitue la grande barrière physique de la MANCHE. Les conséquences de son exposition sont atténuées par la protection des îles anglo-normandes. Des cordons littoraux dunaires délimitant des marais maritimes sont entrecoupés de passes ou "havres" par lesquelles s'évacuent les eaux de nombreuses petites rivières; ils s'appuient sur des pointements rocheux granitiques et gneissiques au nord (JOBOURG, FLAMANVILLE), shisteux et gréseux vers le sud (CARTERET, GRANVILLE) souvent taillés en falaises.

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