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Languedoc-Roussillon

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Industrie

Le secteur industriel régional est peu développé, les rejets y sont donc relativement limités en quantité par rapport à d'autres régions.

On dénombre toutefois quelques activités dommageables ou présentant des risques pour l'environnement : anciennes mines de charbon, bauxite, uranium, or,... Les problèmes environnementaux proviennent donc essentiellement à ce niveau des séquelles de ces activités (exemple : résidus d'arsenic de la mine d'or de Salsigne).

En matière de risques technologiques, 5 entreprises relevant de la directive SEVESO sont situées à proximité du littoral. Le nucléaire est représenté par le site de Marcoule où des réacteurs de recherche ont été développés.

Durant les années 80-90, l'une de ces industries a posé un problème majeur d'environnement sur la lagune de Bages-Sigean : contamination par le cadmium ayant nécessité la prise d'un arrêté d'interdiction de pêche des coquillages.

Au début des années 80, dans le cadre du développement de l'aquaculture dans les milieux lagunaires, le CEPRALMAR implante, dans la partie centrale de la lagune, une table conchylicole afin de tester l'élevage de moules dans ce secteur (Sud-Est de l'île de Planasse). Les analyses réalisées en 1983 par le RNO sur ce site révèlent une contamination bactériologique ainsi que d'importantes teneurs en cadmium des coquillages.

Devant ces résultats, montrant l'insalubrité du secteur, l'implantation d'élevages conchylicoles est abandonnée sur Bages-Sigean.

Ce n'est qu'à partir de 1990 qu'un point de surveillance RNO sera implanté sur cette ancienne table conchylicole et échantillonné régulièrement. C'est également à cette époque qu'une campagne de prélèvements d'eau, de sédiments et de moules est organisée (avril 1990, CLAISSE et al., 1990) afin de tenter d'expliquer l'origine de cette contamination métallique.

L'étude a permis de localiser une source de contamination située dans une zone industrielle en amont de Narbonne, où une société, filiale du groupe TOTAL, possède une unité de fabrication de pigments minéraux destinés à la coloration de plastiques et de peintures. Cette installation, classée et soumise à la directive SEVESO, est sous le coup d'un arrêté de rejet qui fixe, entre autres, à 0,2 mg/l la quantité maximale de cadmium de ses rejets.

Ces dernières années, cette société a engagé, avec l'aide de l'Agence de l'Eau Rhône-Méditerranée-Corse, d'importants investissements afin de réduire cette source de pollution. Afin de s'adapter à la nouvelle configuration du marché, interdiction d'incorporer des pigments minéraux aux plastiques (marché américain), cette société a également réalisé d'importants investissements afin de réorienter sa production.

L'ensemble de ces faits va donc vers une diminution progressive des rejets de cadmium dans le milieu et une amélioration des teneurs observées dans les coquillages.

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