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Languedoc-Roussillon

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Jusqu'au Vème siècle

- 10 000, - 3000 ans

Lors du creusement des fondations de Port-Leucate dans les années 80, un site daté du néolithique fut mis à jour à une profondeur de plusieurs mètres sous le niveau actuel de la mer (GUILAINE et al., 1984). La communauté implantée sur ce site pratiquait l'agriculture et l'élevage comme en témoignent les ossements découverts (boeuf et mouton). De même, d'après les débris retrouvés, elle connaissait la poterie et consommait des coquillages.

- 2 000 ans

Au lieu-dit Pla-de-Fitou, une nécropole datée cette fois de l'âge du bronze a également été mise à jour, montrant que ce secteur était fréquenté de manière régulière au fil des temps.

Il faut imaginer, à cette période, le massif des Corbières couvert de terres riches, boisées et giboyeuses, apportant donc toutes les matières premières nécessaires à l'implantation de colonies sur ces rivages.

- 600 ans

Les grecs venus d'Asie mineure fondèrent Marseille. Il est donc vraisemblable qu'ils connaissaient et fréquentaient le Roussillon comme le suggère la statue en marbre d'époque hellénistique découverte en 1856 lors de la construction de la gare de Narbonne (musée archéologique de Narbonne).

La toponymie est à ce sujet instructive : Leucate (du grec leucos : blanc), tirerait son nom de la couleur de ses falaises qui ont dû marquer les occupants de la région.

C'est aussi à cette même période que des invasions celtes, d'origine indo-européenne, se produisirent, établissant partout en France des communautés qui commerceront avec la colonie phocéenne.

L'implantation et la culture de la vigne en Languedoc-Roussillon est contemporaine de la colonisation hellénistique.

Ces tribus gauloises, qui développent l'agriculture, fabriquent des outils appréciés dans le monde antique, construisent des communications inter cités et entretiennent des routes carrossables.

Avant de s'appeler voie hérakléenne ou plus tard voie domitienne, la voie qui contournait la lagune par les plateaux des Corbières et passait par Fitou et Treille, a donc vraisemblablement été créée par les tribus celtibères auxquelles on attribue également la création de l'oppidum de Ruscino (Perpignan).

- 218 ans

Hannibal, après s'être adressé aux chefs gaulois rassemblés dans cet oppidum, sera l'un des célèbres voyageurs qui empruntera cet itinéraire le long des rivages de cette lagune.

-125 ans

Les tribus gauloises devenant trop menaçantes, les grecs appelèrent les romains à leur défense. Ces derniers en profiteront pour peu à peu occuper la Gaule et créer leur première province (Provencia ou Narbonnaise).

Fitou ( Fitosium) se retrouvera sur un axe de communication important (borne romaine de la voie domitienne), les "Cabanes de Fitou" lui servant de port pour exporter sa production (bois, laine, poterie, ...). Les romains y construiront également un hôpital que l'on retrouve mentionné comme léproserie au Moyen-Age.

Jusqu'au V ème siècle

Comme le reste de la Gaule, les rives de la Méditerranée occidentale vont connaître durant plusieurs siècles une certaine prospérité et un développement important connus sous le nom de "paix romaine".

La toponymie est, une fois de plus, instructive. Ainsi l'anse du Paurel trouverait son étymologie dans Portus Aurelianus, (de Lucius Domitius Aurelianus, empereur romain, 214 - 275 ). Il semble que toute cette partie nord-ouest de la lagune, y compris "les Cabanes de Fitou", ait donc été aménagée pour servir de port et y construire des navires, les forêts des Corbières fournissant la matière première.

Salses ( Ad Salsulae) est mentionné dans la plupart des itinéraires antiques et les romains y construiront un petit fort militaire ( castrum) à l'angulation de la Via Domitia qui sort des Corbières, avant de traverser la plaine du Roussillon. Le géographe POMPONIUS MELA (Ier siècle) n'a parlé que de la fontaine de Salses (" et Salsulae fons, non dulcibus aquis defluens, sed salsioribus etiam quam marinae sunt", "cette source laisse écouler des eaux plus salées que celles de la mer !!!", in ARNAULD et RAIMBAULT, 1969). De même, les rivages de Leucate sont décrits sans jamais mentionner de centres d'habitation ( Ultra est Leucata, littoris nomen et Salsulae fons...). Il semble que les premières agglomérations de Salses et Leucate ne soient pas apparues avant le XIII ème siècle (LENTHERIC, 1876).

 

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