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Languedoc-Roussillon

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Hydrologie

LA TEMPÉRATURE (BOUTIERE 1974) : c'est la région de la MÉDITERRANÉE où l'eau atteint les températures les plus basses (moins de 10°C) en hiver, le maximum estival ne dépassant pas 22°C. Température de l'air et surtout force et réqularité des vents de nord ouest conditionnent l'importance du volume d'eau froide et dense formée à la côte et s'enfonçant par les canyons pour alimenter les eaux profondes.

La formation d'une thermocline en été isole fortement les eaux superficielles influencées par la dilution rhodanienne des eaux sous-jacentes qui correspondent parfois à des eaux de remontée. Le gradient thermique peut atteindre 8°C en moins de 5 m. La thermocline est située entre 0 et 25 m en plein été, et descent à 40 m en octobre aux environs de BANYULS Les isothermes s'enfoncent de la côte vers le large avec diminution du gradient thermique.

LA SALINITE : Par rapport au reste du bassin méditerranéen qui représente une aire de concentration, le golfe du LlON constitue une région de dilution : I'eau du RHONE se mélange aux eaux du courant de dérive générale ibérique (cf 7-2) sur une épaisseur moyenne de 20 à 25 m et transite à travers le golfe pendant 15 à 20 jours. Il semble que la meilleure corrélation entre débits du RHONE et salinité soit trouvée avec les débits du cinquième jour précédent les mesures à la mer (EPSHOM 1976).

La carte ci-contre décrit "les salinités de surface en période d'extension de l'aire de dilution du RHONE en juin-juillet 1957 (FURNESTIN 1960).

Les conditions hydrologiques rencontrées sont extrêmement variées : "A certaines époques (avril-mai 1971), les eaux fluviales se sont accumulées dans le golfe du LION dont elles occupent toute la surface . A d'autres moments, par exemple lors de la Campagne de décembre 1971, on ne rencontre pas d'eaux fluviales dans le golfe, sauf a proximité immédiate des embouchures . Ces fluctuations sont d'ailleurs indépendantes des débits fluviaux". (EPSHOM 1976).

Ces phénomènes peuvent s'expliquer de la manière suivante : "L'épanchement des eaux rhodaniennes ne correspond pas nécessairement aux plus forts débits du RHONE, mais plutôt aux moments où le réchauffement superticiel devient plus intens. Sa densité s'affaiblissant, I'eau de cette formation s'étale alors en une mince pellicule, sur une grande surface, au-dessus d'une thermocline au faisceau d'isothermes très resserrées". (TOURNIER 1969).

Si le RHONE joue un rôle capital, on ne peut localement négliger l'effet des autres fleuves; "on peut ainsi prévoir que les apports de l'AUDE de l'ORB et de l'HÉRAULT provoqueront des dilutions très marquées (31 %o) mais superficielles (-10 m) dans la bande côtière lors des crues automnales (octobre-décembre) et hivernales (mars)" (BOUTIERE 1974).

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