En raison de son utilisation comme matière active des peintures antisalissures le tributylétain (TBT) est considéré comme un polluant du milieu marin depuis le début 1982, date à laquelle son usage a été réglementé.
Le TBT est très toxiques pour les mollusques à des concentrations extrêmement faibles. Ainsi pour des teneurs voisines du milliardième de gramme par litre d'eau (ng.l-1), on observe :
Les données les plus récentes (1997) montrent que, sans être extrêmement élevée, la contamination des étangs de Thau, Leucate et Prévost, dépasse les seuils environnementaux considérés comme nocifs pour les mollusques. Ces données se trouvent confirmées par les observations biologiques qui montrent une recrudescence des phénomènes de chambrage dans l'étang de Thau et plus particulièrement dans le secteur de Bouzigues. Le Réseau de Suivi Lagunaire a inscrit dans son programme 2001 une étude spécifique des zones conchylicoles de trois lagunes concernées, dont les résultats seront disponibles fin 2001.
Rappelons que la réglementation interdit l'emploi des peintures antissalissures à base d'organostaniques pour les bateaux de moins de 25 mètres de long et que leur interdiction totale est envisagée pour un proche avenir.
Dans le cadre de la sauvegarde du Lez et des étangs Palavasiens, la Communauté d'Agglomération de Montpellier a engagé un ensemble d'études en vue d'améliorer le rendement de la station d'épuration de la Céreirède et de rejeter les effluents traités au large, dans une zone où les effets sur l'écosystème seraient minimisés.
IFREMER, compte tenu de ses compétences, a été sollicité pour mener à bien cette partie de l'étude qui s'est déroulée au début des années 90. En fonction des caractéristiques de l'effluent et des prévisions des populations qui seraient raccordées, un site de rejet a été proposé après analyse des caractéristiques océanographiques et morphobathymétriques de la zone. L'argumentaire développé ayant fait l'objet de plusieurs rapports remis à la Communauté d'Agglomération.
Essentiellement, le rapport conseille la mise en place d'un émissaire d'une longueur de 11 km, dont le point de rejet a été choisi en vue d'accroître la dispersion (profondeur plus importante, pente plus importante du plateau, zone sableuse) et de l'éloigner au maximum des zones d'activité (conchyliculture, plages...).
Le choix de la station et de son procédé de traitement reste de la responsabilité de la Communauté d'Agglomération, l'IFREMER ayant conseillé la mise en place d'une surveillance du milieu après réalisation de la station et de son émissaire.
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Mise à jour : 06/08/2008