La Charente-Maritime compte trois quartiers maritimes, celui de La Rochelle (LR) dont le principal port de pêche est La Rochelle, celui de l'île d'Oléron (IO) dont le premier port est celui de La Cotinière et le quartier de Marennes (MN) où le port de Royan est le plus important. Les ventes de pêche fraîche en 2003 (hors ventes à l'étranger et algues), représentent 9 700 tonnes et 40 millions d'euros pour l'ensemble de la Charente-Maritime, soit 3% de la production nationale :
Quartier de La Rochelle (Source OFIMER)
| Ventes 2003 |
Quantité (tonnes) |
Valeur (M€) |
|
Total |
4 083 |
11,7 |
| Sole commune |
162 |
1,7 |
| Seiches |
826 |
1,5 |
| Anguille d'Europe |
15 |
1,3 |
| Bar commun |
115 |
1,1 |
| Merlu commun |
262 |
0,8 |
Quartiers de Marennes / Oléron (Source OFIMER)
| Ventes 2003 |
Quantité (tonnes) |
Valeur (M€) |
|
Total |
5 633 |
28,7 |
| Sole commune |
559 |
5,9 |
| Bar commun |
312 |
3,6 |
| Langoustine |
274 |
2,0 |
| Anguille d'Europe |
17 |
1,9 |
| Calmars |
341 |
1,8 |
Cette activité fournit 830 emplois directs (marins embarqués) et 1 500 emplois indirects (transformation, conditionnement, expédition). Les bateaux de pêche sont pour la majorité des navires polyvalents ou des chalutiers.
L'aquaculture en Charente-Maritime est une activité prépondérante puisque ce département était en 2002 le premier dans le domaine conchylicole. Cette activité se répartit entre la production ostréicole (les huîtres), qui contribue au tiers de la production nationale, et la production mytilicole (les moules) qui représente 1/5 de la production nationale. Cette production conchylicole se fait sur l'estran pour le captage, le grossissement et la finition, dans les marais salés pour l'affinage des huîtres et la pousse en claires et en eaux profondes sur filières pour les moules. En Charente-Maritime cette production se pratique sur deux sites, le premier dans le nord du département et le second sur Marennes et Oléron. Cette activité génère 4 000 emplois directs et permanents ainsi que 2 900 emplois occasionnels ou saisonniers. La Charente-Maritime compte 2 300 entreprises aquacoles dont 1 000 spécialisées dans l'expédition. Le Domaine Public Maritime (DPM) concède 3 500 ha aux ostréiculteurs dont 1 000 sur le site de la Rochelle et 2 500 pour la zone de Marennes Oléron. L'activité ostréicole se fait également sur 3 000 ha de claires sur domaine privé. Pour l'activité mytilicole, le captage et la culture sont réalisés sur près de 300 km de concession de bouchots et sur près de 15,5 km de filières sur le DPM.
Les estimations suivantes, portant sur 2002, sont proposées par la préfecture de Charente-Maritime :
| Tonnage |
Tonnage |
Valeur (M€) |
Valeur (M€) |
|
| Huîtres |
Moules |
Huîtres |
Moules |
|
| Nord Charente |
10 000 |
6 000 |
23 |
12 |
| Marennes-Oléron |
30 000 |
2 500 |
82 |
6 |
| Total |
40 000 |
8 500 |
105 |
18 |
La Charente-Maritime a aussi quatre autres types de productions aquacoles à St Clément des Baleine, une société fait de l'élevage de bars, à Loix-en-Ré une production de grossissement de turbots est pratiqué sur 26 ha de marais, à Brée-les-Bains on trouve une production d'alevins de dorades royales et à Ars-en-Ré sont produits près de 318 millions de naissains d'huîtres par an. Cette dernière société comprend 5 ha d'écloserie, 13 ha de nurserie et 600 mètres de filières pour le prégrossissement.
Sources :
CAAM 1998, données mises à disposition par Géolittomer LETG UMR 6554 CNRS, www.charente-maritime.pref.gouv.fr
Rédaction Mélanie Couchoud étudiante à l'IGARUN, actualisation Ifremer.
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Mise à jour : 13/10/2008