Les diverses activités anthropiques qui s’exercent sur les bassins versants, le littoral et en mer déversent de façon chronique de nombreuses substances chimiques qui peuvent avoir un impact sur l’environnement et/ou la santé humaine. En effet, certaines substances provoquent une toxicité chronique ou aiguë chez les organismes marins, qui peut engendrer une perte de biodiversité liée à la dégradation des habitats. La pollution chimique peut aussi entraîner des problèmes sanitaires : ingestion de coquillages contaminés, altération de la qualité des eaux de baignades...
Pour atteindre un bon état chimique dans toutes les masses d’eau, la Directive Cadre sur l’Eau impose :
La surveillance chimique s’effectue sous la responsabilité des Agences de l’eau.
Dans le cadre du programme de surveillance 41 substances sont suivies dans l’eau, sur tous les sites du programme. Des normes de qualité environnementale (NQE) ont été définies pour chacune d’elles.
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Pesticides
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Alachlore ; Atrazine ; Chlorfenvinphos ; Éthylchlorpyrifos ; Diuron ; Endosulfan ; Hexachlorobenzène ; Hexachlorocyclohexane ; Isoproturon ; Pentachlorobenzène ; Pentachlorophénol ; Simazine ; Trifluraline
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Métaux lourds
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Cadmium ; Mercure ; Nickel ; Plomb et les composés de ces métaux
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Polluants industriels
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Anthracène ; Benzène ; C10-13-Chloroalcanes ; Chloroforme ; 1,2-Dichloroéthane ; Dichlorométhane ; Diphényléther bromé ; Di(2-éthylhexyl)phthalate (DEHP) ; Naphtalène ; Nonylphénol ; Octylphénol ; Tributylétain ; HAP ; Benzo(b,k)fluoranthène ; Benzo(a)pyrène ; Benzo(g,h,i)perylène et Indeno(1,2,3-cd)pyrène ; Fluoranthène ; Trichlorobenzène ; Hexachlorobutadiène
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Autres polluants
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DDT Total ; para-para-DDT ; Pesticides cyclodiènes (aldrine, dieldrine, endrine, isodrine) ; Tétrachloréthylène ; Trichloroéthylène ; Tétrachlorure de carbone
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| Les 41 substances prioritaires de la DCE réparties en 4 familles (en gras, les substances dangereuses prioritaires) |
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Le suivi chimique était au départ prévu dans l’eau exclusivement.
Au cours du premier plan de gestion
(2007-2012), des prélèvements d’eau ont donc été effectués une fois par mois pendant 12 mois selon le protocole Guide de prélèvement d'échantillons marins pour l'analyse des contaminants chimiques
établi par l’Ifremer.
L’évaluation chimique de la masse d’eau repose sur deux Normes de Qualité Environnementale (NQE) établies pour chaque substance ou groupe de substances dans la directive 2008/105/CE. Ces normes représentent des seuils à ne pas dépasser afin de protéger l’environnement et la santé humaine :
Les modalités d’agrégation de ces deux Normes de Qualité Environnementale sont décrites dans l’annexe 8 de l’arrêté du 25 janvier 2010 relatif aux méthodes et critères d’évaluation de l’état écologique et dans l'arrêté modificatif du 28 juillet 2011 ; elles sont représentées par le schéma ci-dessous. L’état chimique est défini par 2 classes de qualité : « bon état » ou « mauvais état ».
En parallèle, le suivi des 20 substances OSPAR dans les coquillages (Plomb, Cadmium, Mercure, Tributylétain, 9 Hydrocarbures, 7 Polychlorobiphényles) est réalisé chaque année sur la moitié des sites de surveillance.
L’arrêté du 29 juillet 2011 a introduit récemment des modifications dans le contexte réglementaire de la surveillance chimique, en particulier le suivi des tendances de la contamination. Il s’appuie sur un rapport récent réalisé par l’Ifremer pour le compte de l’Onema (
Adaptation de la surveillance chimique pour la DCE conformément à la directive fille 2008/105/CE) dont l’objectif est d’améliorer l’évaluation de l’état chimique des masses d’eau. Il recommande de baser la surveillance chimique DCE non plus sur des analyses dans l’eau mais dans des matrices intégratrices de la contamination (sédiment, coquillages), au moins pour les substances hydrophobes
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Dans l’attente de normes réglementaires pour le sédiment et les coquillages, les résultats de ces analyses complètent les connaissances sur l’état chimique des masses d’eau et peuvent, le cas échéant, conforter le dire d’expert. Une méthode alternative, basée sur l’utilisation d’échantillonneurs passifs, est en cours de développement ; cette technique a été utilisée en Méditerranée et dans les DOM.
© Ifremer 2012
Mise à jour : 25/01/2012