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La DCE par bassin / Bassin Guyane

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Paysage de Guyane Paysage de Guyane - Crédit photographique : DEAL Guyane

Localisée au Nord-Est de l’Amérique du Sud, entre le Surinam et le Brésil, la Guyane possède un linéaire côtier de plus de 300 km dont près de 80% est couvert par de la mangrove. La côte marquée par une morphologie et un hydrodynamisme prononcés est sous forte influence de l’Amazone, dont les apports sédimentaires importants influencent la dynamique sédimentaire du littoral et a, notamment, pour conséquence une forte turbidité des eaux côtières.

Du fait de ses frontières à l’Est et à l’Ouest constituées par les fleuves Oyapock et Maroni, la particularité de ce district hydrographique est de ne pas être un bassin versant. Ce qui signifie que les eaux qui s’écoulent dans ces fleuves proviennent des bassins versants hors des limites de l’Union Européenne.

Environ 75% de la population Guyanaise et une grande partie des activités économiques sont localisées sur la frange littorale. Par conséquent les masses d’eau de transition et côtières sont sujettes à des pressions qui se traduisent essentiellement par :

  • des pollutions  domestiques (rejets des eaux usées directement dans les masses d’eau, rejets des STEP chargés en particules en suspensions susceptibles de transporter des contaminants adsorbés),
  • des pollutions agricoles (apports de produits phytosanitaires (insecticides, pesticides…), fertilisants (chimique, effluents d’élevage…) par lessivage des sols lors de fortes pluies),
  • des pollutions industrielles, les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) qui constituent des établissements présentant un risque potentiel pour l’environnement, d’autant plus lorsqu’elles sont situées à proximité des masses d’eau),
  • dégradation de la transparence de l’eau par les activités de dragages,
  • modification des échanges terre/mer engendrée par l’installation de barrages hydroélectriques sur les grandes rivières en amont des masses d’eau de transition (60 % de la production électrique de Guyane). 

La pêche constitue quant à elle une pression sur les masses d’eau de transition, qui pour l’heure est difficilement quantifiable.
Outre les pressions d’origine anthropique, la dynamique morphologique de la côte est fortement influencée par les apports sédimentaires naturels de l’Amazone.

Lors de l’état des lieux en 2006, une masse d’eau côtière et 8 masses d’eau de transition ont été définies. Depuis l’état des lieux, la dynamique hydrosédimentaire de la rivière Mana est telle que l’estuaire du Maroni a été distingué en deux estuaires et ainsi deux masses d’eau. A l’heure actuelle, c’est donc un total de 9 masses d’eau de transition et une côtière réparties en 4 types distincts.

Le programme de surveillance proposé par l’Ifremer a été validé en 2011 par le Groupe de Travail Eaux Littorales de Guyane dont le pilotage décisionnel est assuré par l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA), la Direction de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement de Guyane (DEAL Guyane), de la Direction de l’Eau et de la Biodiversité (DEB), et de l’agence de l’Eau Rhône Méditerranée et Corse.

Pour le cycle de gestion 2010-2015, l’état des masses d’eau et le classement en risque de non atteinte des objectifs environnementaux sont présentés dans le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE). Ce document a été adopté le 23 novembre 2009 par le comité de bassin Guyane. Un nouvel état des lieux a été réalisé en 2013 pour le nouveau cycle de gestion 2016-2021 et présente l’actualisation de l’évaluation des masses d’eau qui servira de base à la mise en place du nouveau SDAGE. 

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