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© Magali Duval, Ifremer
Baie de Bouéni - collines de Bouéni (2014)
La DCE par bassin / Bassin Mayotte

Bassin Mayotte > FR >

Récif barrière émergé à marée basse lors des grandes marées, récif du nord. Zoom fenetre Récif barrière émergé à marée basse lors des grandes marées, récif du nord © Julie Molinier, Agence des aires marines protégées

L’archipel de Mayotte, localisé dans le canal du Mozambique, est composé d’une vingtaine d’îlots et de deux grandes îles principales « Grande-Terre » (363 km²) et « Petite-terre » (11 km²).

Mayotte est caractérisée par l’un des lagons les plus grands au monde qui s’étend sur 1100 km² et qui peut atteindre 60 m de profondeur et 8 milles nautiques (MN) de large.

 Le système récifal est composé de façon exceptionnelle par 3 types de récif corallien :

  • un récif barrière ceinturant l’île principale de Grande-Terre (et sur lequel est « posé » Petite-Terre), de 800 m à 1500 m de large, 200 km de long et interrompu par des passes profondes,
  • des récifs frangeants bordant l’ensemble des îles et des îlots,
  • des récifs internes situés dans le lagon entre la barrière et les frangeants.

Dans la zone littorale des fonds de baies, 668 hectares de mangroves se sont développés dans la plupart des basses plaines alluviales de Grande Terre (baies de Bouéni, Majicavo, Longoni, M’Gombani).

Cet archipel héberge une biodiversité exceptionnelle et remarquable (tortues, mammifères marins, diversité des coraux, avifaune marine,…) à la fois dans le lagon et dans les zones littorales. Un Parc Naturel Marin a d’ailleurs été créé en 2010 couvrant les eaux lagonnaires et l’ensemble de la zone économique exclusive – ZEE (200 Milles Nautiques autour du lagon) afin de disposer d’un véritable outil de gestion pour préserver ces espaces exceptionnels tout en permettant le développement d’activités respectueuses de ces milieux.

Un stress important est généré par la concentration sur la frange littorale :

  • d’une grande partie de la population avec une pression urbaine très forte,
  • de l’industrie,
  • des activités économiques principales dont celles liées au tourisme (plaisance, plongée…)

ainsi que par les pressions issues de l’agriculture dont les zones peuvent être éloignées de plusieurs kilomètres du littoral.

Ainsi les répercussions sur les écosystèmes marins se traduisent par :

  • des flux de pollutions (agricoles, industrielles ou domestiques) plus ou moins impactants,
  • des dégradations physiques (déboisement, artificialisation ou fréquentation des sites, mouillage…) très fortes.

Ces perturbations anthropiques peuvent être aggravées par l’aléa cyclonique qui affecte ce secteur.

Pour la mise en œuvre de la DCE, un état des lieux réalisé en 2006, a conduit à retenir 17 masses d’eau côtières réparties selon 8 types ( La typologie des masses d’eau) distincts pour le suivi de l’état écologique et chimique des eaux littorales (internes au récif barrière).

Il est important de souligner qu'à Mayotte la ligne de référence pour définir la limite des 1MN (limite DCE définie à partir du trait de côte) est le récif barrière, ce qui expliquer que les masses d'eau couvrent une surface pouvant aller jusqu'à 15km de Grande-Terre.

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