L’estimation de la qualité microbiologique des zones est déterminée sur la base des résultats de surveillance régulière obtenus sur la zone pour chacun des groupes de coquillages suivis. L’interprétation est faite par rapport aux seuils réglementaires actuellement en vigueur fixés par le Règlement (CE) n° 854/2004. Un minimum de 24 données sur les 3 dernières années calendaires (période 2006-2008) est nécessaire pour estimer la qualité d’une zone ou 12 données si la zone est considérée comme stable (échantillonnage à fréquence bimestrielle).
Au total, la qualité est évaluée pour 238 zones classées au 01/01/2009 (69 pour les bivalves fouisseurs (groupe 2) et 169 pour les bivalves non fouisseurs (groupe 3).
L’évolution de la qualité des zones est déterminée au niveau national par groupe de coquillages, en prenant en compte tout l’historique des données disponible, qui peut être de 20 ans.
La qualité est déterminée sur les données acquises sur les 3 dernières années calendaires et par année glissante entre 1991 et 2008 (1991 prend en compte les données acquises entre le 1er janvier 1989 et le 31 décembre 1991…). L’interprétation des résultats est faite suivant les seuils microbiologiques définis par le Règlement (CE) n° 854/2004. Seules sont considérées les zones disposant d’un nombre de données suffisant sur chaque période de 3 années calendaires considérées. Bien que ces zones aient pu changer au cours du temps, cela permet d’avoir une vision de l’évolution générale des zones de production au cours du temps.
La qualité des zones concerne en majorité les zones classées pour les bivalves non fouisseurs (groupe 3) puis les zones classées pour les bivalves fouisseurs (groupe 2). La proportion est en moyenne depuis 2000 de 7 pour 3.
Sur la période 1989-1991, la qualité peut être estimée pour 15 zones, contre 69 zones pour la période 2006-2008.
Le nombre de zone estimée de qualité A est très faible et se rencontre quasi exclusivement sur la période 2001 et 2006 où il oscille entre 1 à 3. Les zones de qualité B représentent la majeure partie des zones (72 % en moyenne sur ces 20 ans de suivi), puis les zones de qualité C (en moyenne 15% sur la même période) et les zones insalubres de qualité D (en moyenne 12 %).
La proportion de zone de médiocre et de mauvaise qualité est en augmentation depuis l’année 2000. En 2008, la répartition des zones de qualité A, B, C, D est respectivement de 0 %, 67 %, 19 % et 14 %, ce qui représente donc un profil plus dégradé que la moyenne des données sur les 20 dernières années.
L’augmentation du nombre de zones pour lesquelles il est possible d’estimer la qualité s’explique en partie par l’amélioration de la surveillance sur ces zones, dans le sens où un effort est fait depuis plusieurs années pour récupérer des échantillons sur des points qui présentent parfois des difficultés d’accès. Cette augmentation du nombre de zone concerne essentiellement la Bretagne et la Méditerranée.
Sur la période 1989-1991, la qualité peut être estimée pour 125 zones, contre 169 zones pour la période 2006-2008.
La répartition moyenne de la qualité des zones sur ces vingt ans de surveillance est de 5 % pour les zones de bonne qualité (A), 89 % de qualité moyenne (B), 3 % de qualité médiocre (C) et 3 % de très mauvaise qualité (D).
La qualité microbiologique des zones s’améliore jusqu’en 2002, année la plus favorable puisque la répartition des zones en qualité A, B et C est respectivement de 12 %, 87 % et 1 %, et on note la disparition des zones de mauvaise qualité (D), alors qu’il y en avait 12 en 1995. Depuis 2002, une dégradation est amorcée, elle semble s’intensifier légèrement d’année en année. En 2008 la répartition des zones de qualité A, B, C est respectivement de 2 %, 92 %, 6 %.
Les analyses de tendance effectuées sur les 191 zones présentant des données sur les dix dernières années 1999-2008 confirment une dégradation effective pour 24 zones (13 %), principalement réparties en Bretagne (14 zones), Normandie (6 zones), puis en région Nord - Pas-de-Calais (2 zones), en Loire-Atlantique et en Gironde (1 zone). Une seule zone, en Baie de Somme, présente une tendance significative d'amélioration. Pour 87 % des zones aucune évolution significative ne se dégage.
En 2008, 130 alertes ont été déclenchées, contre 212 en 2007 :
Les côtes de Bretagne, de Loire-Atlantique, de Normandie et du Languedoc Roussillon ont été les plus touchées par ces épisodes d’alertes. Le nombre d’alerte préventive est en augmentation depuis plusieurs années, ainsi, en 2008, 42 alertes de niveau 0 ont été déclenchées soit 32 % des alertes.
En cas d’alerte REMI, l’information immédiate adressée aux administrations locales permet la prise de mesures adaptée pour la protection des consommateurs. Quatorze arrêtés préfectoraux ont été pris dans ce cadre.
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Mise à jour : 04/12/2009