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© Alain Le Magueresse, Ifremer
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Mise en oeuvre

Contexte réglementaire

L’Ifremer est chargé d’apporter à l’État et aux autres personnes morales de droit public son concours pour l’exercice de leurs responsabilités notamment pour le contrôle de la qualité des produits de la mer et du milieu marin (Décret du 5 juin 1984 modifié).

La mise en œuvre par Ifremer d’une surveillance du phytoplancton et des phycotoxines depuis 1984 répond à cette mission, et le concours apporté à l’Administration Centrale se concrétise particulièrement en un soutien :

  • au Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer (MEEM), à l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA), et aux Agences de l’Eau (AE) des façades littorales (AEAP – Artois-Picardie, AESN – Seine-Normandie, AELB – Loire-Bretagne, AEAG – Adour-Garonne, AERMC – Rhône-Méditerranée-Corse) pour la réponse aux Directives européennes DCE (Directive Cadre sur l’Eau) et DCSMM (Directive Cadre Stratégie Milieu Marin) sur les parties relatives à la surveillance de l’élément phytoplancton et des paramètres hydrologiques dans le milieu littoral
  • à la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL) du Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, pour l’application de la réglementation relative au suivi de la salubrité des zones de production de coquillages, incluant la surveillance du phytoplancton toxique qui contribue à la mise en œuvre de la surveillance des phycotoxines

La surveillance du phytoplancton et des paramètres hydrologiques dans les masses d’eaux désignées pour le contrôle de surveillance et le contrôle opérationnel dans le cadre de la DCE, fait l’objet de conventions avec l’ONEMA et avec les cinq Agences de l’Eau concernées par le littoral.

La surveillance des espèces phytoplanctoniques toxinogènes ou suspectes, et la surveillance des phycotoxines dans les coquillages, font l’objet d’une subvention pour charge de services publics en application de la Loi de Finances (programme 206 - sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation-, sous-action n°37), attribuée dans le cadre d’une convention avec la DGAL.

Organisation générale

La mise en œuvre opérationnelle du REPHY et du REPHYTOX repose sur neuf LERs (Laboratoires Environnement Ressources de l’Ifremer) implantés sur treize sites répartis sur tout le littoral, qui assurent, chacun pour sa zone littorale de compétence, la mise en œuvre des prélèvements d’eau et de coquillages, des mesures in situ, des observations du phytoplancton, des analyses physico-chimiques, des analyses de toxines, de la saisie des données, de la valorisation et de la diffusion des résultats au niveau régional. La majorité de ces activités est réalisée par le LER lui-même, mais certaines peuvent être déléguées.

La cohérence de l’ensemble est gérée par une coordination nationale, positionnée à Ifremer Nantes, et chargée de la programmation, du suivi opérationnel, de la valorisation et de la diffusion des résultats aux niveaux national et international, et de l’interface avec les unités de recherche. La coordination s’appuie sur les experts pour chacun des domaines concernés par le REPHY et le REPHYTOX.

Des journées REPHY-REPHYTOX sont organisées régulièrement par la coordination nationale, et rassemblent l'ensemble des personnes concernées. Deux de ces journées sont ouvertes aux partenaires nationaux et régionaux de l’Ifremer : une journée est consacrée aux aspects environnementaux et concerne donc seulement le REPHY, l’autre journée est consacrée aux aspects sanitaires et concerne de ce fait le REPHY (phytoplancton toxique) et le REPHYTOX (toxines).
Voir la rubrique Documents > Publications

Mise en œuvre du REPHY - Réseau d’Observation et de Surveillance du Phytoplancton et de l’Hydrologie dans les eaux littorales

Les modalités de la surveillance assurée par le REPHY sont détaillées dans le document Cahier de Procédures REPHY en vigueur.

Ce cahier décrit les objectifs, l’organisation et le fonctionnement, les documents de référence, les stratégies d’échantillonnage, les méthodes d’observation et d’analyse, les procédures qualité, la bancarisation des données ainsi que leur mise à disposition. Ces informations sont résumées ci-dessous.

Pour répondre à ses objectifs, le REPHY assure des mesures in situ dans la masse d’eau (température, salinité, turbidité, oxygène dissous), et des prélèvements d’eau destinés à l’observation du phytoplancton et aux analyses de certains paramètres physico-chimiques (chlorophylle-a, nutriments, pigments sur certains lieux de prélèvement).

Ces mesures et prélèvements sont effectués sur un réseau de lieux de prélèvement répartis sur l’ensemble du littoral, et définis pour répondre aux différents objectifs. Des sorties sont effectuées régulièrement tout au long de l’année sur les points du REPHY Observation et du REPHY Surveillance. En revanche, les lieux du REPHY sanitaire peuvent être échantillonnés de façon épisodique ou bien régulière selon le contexte de toxicité dans la zone concernée.

Stratégie d’échantillonnage

Chacune des composantes du REPHY est associée à une stratégie précise pour ce qui concerne les observations du phytoplancton :

  • Phytoplancton Total (toutes les espèces phytoplanctoniques identifiables et dénombrables au microscope optique) pour les lieux du REPHY Observation
  • Phytoplancton Indicateur (identification et dénombrement d’une liste ciblée d’espèces, dont celles en concentration importante et celles qui sont avérées toxiques), pour une grande partie des lieux du REPHY Surveillance
  • Phytoplancton Toxique (identification et dénombrement des seules espèces toxiques), pour les lieux du REPHY Sanitaire

Deux autres stratégies sont applicables aux lieux du REPHY Surveillance non concernés par celles ci-dessus :

  • une stratégie Hydrologie (mesure des seuls paramètres physico-chimiques, sans observation du phytoplancton) sur des lieux de certaines eaux de transition de Manche-Atlantique
  • une stratégie spécifique aux lagunes méditerranéennes, dans lesquelles le phytoplancton est mesuré non pas par microscopie mais par cytométrie en flux, pour tenir compte de l’importance du nano- et du pico-phytoplancton dans ces écosystèmes

Méthodes

Les observations du phytoplancton sont effectuées au microscope optique.

Les paramètres température, salinité, turbidité et oxygène dissous sont mesurés in situ au moment du prélèvement à l’aide d’une sonde multi-paramètres.

La chlorophylle a et les phéopigments sont analysés au laboratoire sur des échantillons d’eau brute, par spectrophotométrie ou fluorimétrie.

Les nutriments sont analysés au laboratoire sur des échantillons d’eau pré-filtrés lors du prélèvement, par spectrophotométrie ou fluorimétrie.

Les pigments sont analysés au laboratoire par CLHP (Chromatographie Liquide Haute Performance)

Liens avec le réseau REPHYTOX

Un seuil d'alerte est défini pour chaque groupe d'espèces phytoplanctoniques toxiques actuellement présentes sur les côtes françaises. La mise en évidence d’espèces toxiques à partir et au-delà de ces seuils, doit déclencher la recherche des toxines concernées dans les coquillages dans le cadre du REPHYTOX.

Mise en œuvre du REPHYTOX - Réseau de surveillance des phycotoxines dans les organismes marins

Les modalités de la surveillance assurée par le REPHYTOX sont détaillées dans le document Cahier de Procédures REPHYTOX en vigueur.

Ce cahier décrit les objectifs, l’organisation et le fonctionnement, les documents de référence, les stratégies d’échantillonnage, les méthodes d’analyse, les procédures qualité, la bancarisation des données ainsi que leur diffusion et leur mise à disposition. Ces informations sont résumées ci-dessous.

Pour répondre à ses objectifs, le REPHYTOX assure des prélèvements de coquillages dans un réseau de lieux de prélèvement répartis sur l’ensemble du littoral (environ 250 lieux potentiellement mobilisables). Les lieux de prélèvement REPHYTOX peuvent être communs avec des lieux REPHY. Les prélèvements peuvent concerner divers types de coquillages, en gisements naturels ou bien élevés selon des modes variés (bouchots, filières, tables, etc.). En tout état de cause, l’association entre lieux REPHYTOX et un certain nombre de lieux REPHY est étroite, les résultats REPHY pouvant déterminer le déclenchement de la recherche de toxines sur les lieux REPHYTOX de la zone.

Stratégie d’échantillonnage

Dans tous les cas de détection de phytoplancton toxique au-delà des seuils d’alerte définis, des analyses de toxines sont déclenchées dans les coquillages à un rythme hebdomadaire. Cependant, dans certains cas le suivi du seul phytoplancton toxique n’est pas suffisamment fiable pour garantir la sécurité sanitaire des coquillages de la zone, la recherche de toxines est alors réalisée systématiquement dans les coquillages. C’est le cas :

  • dans les zones à risque pour les toxines lipophiles pendant des périodes à risque prédéterminées ; en effet, ces zones jugées plus sensibles au vu des données historiques de contamination par ces toxines, peuvent connaître une contamination des coquillages, même en présence de très faibles quantités de phytoplancton toxique difficilement détectable ce qui justifie une analyse systématique dans les coquillages
  • dans les gisements au large, qui sont suivis systématiquement pour les trois types de toxines toutes les quinzaines (un mois avant et pendant la période d’exploitation) ; en effet dans ce cas, les coquillages sont à grande profondeur (plusieurs dizaines de mètres), et l’observation du phytoplancton toxique devrait, pour être représentative, être effectuée sur l’ensemble de la colonne d’eau, ce qui n’est opérationnellement pas envisageable

S’agissant des toxines lipophiles, les moules sont considérées comme une espèce sentinelle, car les données historiques montrent qu’elles se contaminent toujours plus précocement que tous les autres coquillages. Quand elles sont présentes dans une zone de production, les moules sont donc analysées en première intention, les autres coquillages étant analysés dès que les moules deviennent toxiques. Il n’y a pas d’espèces sentinelles pour les toxines ASP et PSP.

Méthodes

Les méthodes d’analyse des toxines utilisées sont les méthodes officielles prévues par le règlement (CE) n°2074/2005, reconnues au niveau communautaire et en accord avec les autorités françaises. Elles sont relayées au plan national par le Laboratoire National de Référence « Biotoxines marines » de l’Anses.

Bancarisation, diffusion et mise à disposition des données REPHY et REPHYTOX

Bancarisation

Tous les résultats acquis dans le cadre du REPHY et du REPHYTOX sont stockés dans la base de données nationale Quadrige² qui contient tous les résultats de la surveillance du littoral mise en œuvre par Ifremer et par un certain nombre de ses partenaires.

Diffusion des résultats sanitaires

La diffusion de l’ensemble des résultats sanitaires (phytoplancton toxique et toxines) est réalisée via le produit Rephy info toxines, qui diffuse chaque semaine en temps réel les résultats complets des dénombrements du phytoplancton toxique et des concentrations en toxines sur chacun des lieux de prélèvement concernés, région par région.

Mise à disposition des informations et des données

L’accès à la base de données Quadrige² est limité aux utilisateurs autorisés. Cependant les données provenant de Quadrige² peuvent être obtenues en consultant le produit de consultation SURVAL.

Pour en savoir plus

Consulter les documents descriptifs, les documents de procédures et les manuels de méthodes en vigueur sur la page Phytoplancton & phycotoxines > Publications

Evolution des concentrations du phytoplancton Dinophysis sur 20 ans Zoom page

Evolution des concentrations du phytoplancton Dinophysis sur 20 ans

Le phytoplancton toxique sur le littoral français Zoom page

Le phytoplancton toxique sur le littoral français

Les phycotoxines sur le littoral français Zoom page

Les phycotoxines sur le littoral français

Synoptique toxines - DSP Zoom page

Toxines lipophiles (incluant les toxines DSP ou diarrhéiques) avant 2010

Synoptique toxines - DSP Zoom page

Toxines lipophiles (incluant les toxines DSP ou diarrhéiques) depuis 2010

Synoptique toxines - PSP Zoom page

Toxines paralysantes (PSP)

Synoptique toxines - ASP Zoom page

Toxines amnésiantes (ASP)

Le phytoplancton dominant sur le littoral français Zoom page

Le phytoplancton dominant sur le littoral français

 

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