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Communiqués

Retour du Nautile sur le Prestige pour une mission de contrôle de l'état de l'épave

6 mai 2003

A la demande du gouvernement espagnol, l'Ifremer et la Sasemar (Société espagnole de sécurité et de sauvetage en mer) ont signé le 5 mai un contrat portant sur la mise à disposition du sous-marin Nautile pour le contrôle de l'état de l'épave du Prestige et de l'étanchéité de l'ensemble des fuites traitées.

Le Nadir, navire porteur du sous-marin, partira du Centre Ifremer de Méditerranée à Toulon courant mai.

Le sous-marin Nautile de l'Ifremer a déjà réalisé une mission de localisation de l'épave et d'obturation des orifices entre le 16 décembre 2002 et le 14 février 2003.

Bilan des opérations de colmatage du Nautile sur le Prestige

14 février 2003 - 17h00

Les travaux techniques réalisés par le Nautile qui se sont terminés le 12 février ont fait l'objet d'une dernière plongée de contrôle le 13 février.

Le Nautile est intervenu sur 17 des 20 fuites répertoriées.

Sur la partie arrière, sur les 9 fuites identifiées :

  • 3 se sont réduites naturellement de façon très significative (dont une totalement),
  • 5 ont été obturées totalement,
  • 1 quasi totalement.

Sur la partie avant, la totalité des 11 fuites a été obturée :

  • 1 partiellement
  • 10 totalement.

Le débit résiduel à la date de fin des travaux est estimé à deux tonnes par jour et les experts s'accordent sur une prévision de réduction de ce débit dans les semaines à venir en raison du refroidissement de la cargaison. Ce résultat est significativement meilleur que les évaluations exprimées au début des opérations.

Bilan d'étape des interventions du Nautile sur l'épave du Prestige au 28 janvier 2003

L' Atalante et le Nautile à son bord ont dû interrompre leurs opérations sur zone dans l'attente d'une amélioration des conditions météorologiques.

Depuis le 16 décembre 2002, date du début des opérations de colmatage des orifices, le Nautile a effectué 15 plongées.

2 à 4 plongées techniques sont encore prévues afin de traiter dans des conditions optimales les fuites résiduelles sur les 2 parties de l'épave.

Le Nautile est intervenu sur 17 des 20 fuites répertoriées au total.

  • 13 ont été obturées totalement,
  • 3 ont été quasi totalement obturées,
  • 1 a été partiellement obturée,
  • 3 se sont réduites naturellement et n'ont pas fait l'objet d'obturations.

A ce jour, les fuites résiduelles sont estimées entre 1 et 2 tonnes par jour pour l'ensemble des 2 parties de l'épave.

Si les conditions météorologiques le permettent, les plongées restant à effectuer devraient être terminées dans le courant de la semaine prochaine :

2 plongées de contrôle par les autorités espagnoles sont programmées dès la fin des plongées techniques.

Etat des travaux au 15 janvier 2003

Depuis le 19 décembre, date de début de la mission de colmatage des orifices du Prestige, le Nautile a effectué 8 plongées sur l'épave.

Les conditions météorologiques difficiles de ces dernières semaines, accompagnées de creux allant parfois jusqu'à 6 mètres, ont ralenti le déroulement des opérations.

Au cours des 8 plongées, le Nautile a réalisé 35 heures de travail sur le fond. Le Nautile et son équipage ont démontré, lors de ces interventions, leurs capacités à la fois opérationnelles, d'adaptation aux situations complexes et à un travail de précision. Ainsi, plusieurs dispositifs ont été utilisés et un certain nombre d'innovations mises en oeuvre avec succès : des plaques d'acier fixées à la coque et verrouillées par le Nautile, des bâches lestées... Les bras télémanipulateurs du Nautile ont également permis de refermer et verrouiller les capots sur les cheminées de ventilation ou les panneaux d'accès aux réservoirs.

Une escale le 15 janvier à Vigo avait pour but la relève des équipes, l'embarquement de matériel et l'entretien du Nautile (dont les batteries). A cette occasion des représentants de la Commission scientifique espagnole ont fait le bilan des opérations réalisées.

Le bilan du travail sur les fuites est le suivant :

Sur l'avant, 10 fuites ont été traitées parmi lesquelles :

  • 7 sont totalement obturées;
  • 1 quasi totalement;
  • 2 partiellement.

Une fuite n'a pu être obturée du fait de sa configuration qui a nécessité la réalisation d'un matériel aujourd'hui prêt à être utilisé.

Sur l'arrière, une fuite a été obturée sur les 9 identifiées. La poursuite des travaux portera essentiellement sur cette partie.

Après chaque intervention, le Nautile contrôle, au cours des plongées suivantes, l'étanchéité des installations et effectue un travail complémentaire le cas échéant.

Si les conditions météorologiques restent satisfaisantes, l'objectif de colmater le maximum de fuites possibles devrait être atteint dans les premiers jours de février.

Suite des interventions du Nautile sur l'épave du Prestige, au 10 janvier 2003

Dans le prolongement de ses interventions sur l'épave avec le sous-marin Nautile et son navire océanographique support L'Atalante, les autorités espagnoles ont confié à l'Ifremer un contrat portant sur l'obturation du maximum d'orifices possible sur les 14 alors identifiés. Ces autorités ont mis en place une Commission Scientifique qui suit les travaux et effectue la synthèse des résultats.

Depuis le 19 décembre, 5 plongées ont, malgré des conditions météorologiques difficiles, pu être effectuées pour réaliser les travaux d'obturation des fuites de l'épave. Le Nautile a travaillé environ 20 heures sur le fond pendant ces plongées. Au total, le Nautile a effectué à ce jour, 15 plongées sur l'épave entre 3500 mètres (partie arrière) et 3820 mètres de fond (partie avant). Une carte de la topographie des fonds en 3 dimensions où se situent ces deux parties a été dressée à l'aide des sondeurs de l'Atalante et traitée par le logiciel de cartographie CARAIBES.

Dès les premières plongées de cette deuxième phase d'opérations, les obstructions (haussières) présentes sur le pont ont été retirées permettant ainsi une expertise plus complète. Ainsi le nombre de fuites identifiées a été porté à 20, 11 sur la partie avant, et 9 sur la partie arrière. Elles proviennent essentiellement de trois catégories d'orifices : fissures et petits orifices d'environ 10 cm, tuyaux du type "ventilation" d'environ 30 cm, panneaux d'accès des réservoirs d'environ 1,50 mètre de diamètre. Le Nautile a pris les mesures de ces orifices fin décembre afin de faire fabriquer les pièces d'obturation.

Les photos ci-jointes illustrent l'efficacité de ces dispositifs (fuites avant et après intervention) pour un orifice circulaire et pour une fissure.

Les techniques d'obturation adoptées sont des solutions mécaniques qui ne nécessitent pas de tests préalables. Les équipements nécessaires à ces interventions : plaques, poids, cloches et autres pièces métalliques ont été préparés par le chantier espagnol Izar pendant la période d'arrêt des opérations et adaptées par les équipes embarquées pour en permettre la manipulation par le Nautile.

Les interventions effectuées sur 8 fuites ont permis d'en colmater 6 de façon totale, une partiellement et une de façon très avancée. Le débit des fuites estimé à 125 tonnes par jour au début des opérations semble être réduit à moins de 80 tonnes/jour.

Le Nautile continue d'effectuer ses interventions en profitant de chaque créneau météorologique favorable.

Compte tenu de l'absence de courants à cette profondeur, de la moindre fluidité du fuel, de la pression à l'équilibre et de la lenteur de la corrosion, ces solutions devraient prouver leur efficacité durant plusieurs mois, voire plus, dans l'attente d'une opération industrielle de neutralisation.

Interventions du Nautile sur l'épave du Prestige

Le sous-marin Nautile et le navire océanographique Atalante, appartenant à l'Ifremer, ont effectué du 2 au 15 décembre une mission sur l'épave du Prestige, pour le compte des autorités espagnoles représentées par la SASEMAR, société de sécurité et de sauvetage en mer.

Ces missions ont été menées dans un environnement complexe par les équipes de Genavir , groupement d'intérêt économique chargé de la mise en oeuvre des moyens navals et sous-marins de l'Ifremer. Les autorités espagnoles ont déterminé les objectifs de la mission et des plongées et analysé les résultats.

Les objectifs de cette mission étaient :

  • la localisation de l'épave,
  • l'observation de l'environnement autour de l'épave,
  • les mesures de caractéristiques de l'environnement telles que : la température de l'eau, les courants, les teneurs en hydrocarbure de l'eau..,
  • ainsi que la localisation des points de fuites de fioul.

L'équipage du Nautile, lors de chaque plongée, était composé de deux techniciens de Genavir (pilote et navigateur) et d'un observateur espagnol.

Au cours de cette mission, le Nautile a effectué 7 plongées par environ 3500 m de fond. Le Nautile a passé environ 30 heures près du fond à proximité de l'épave. La partie avant (qui contient la majorité des cuves) a immédiatement été trouvée grâce aux sondeurs de l'Atalante et au sonar du Nautile. La partie arrière, éloignée d'environ 3 km de l'avant et située sur une pente dans un relief accidenté, a ensuite été localisée et inspectée.

Le Robin, petit robot téléopéré piloté par l'équipage du Nautile a été utilisé pour des observations rapprochées sur l'épave et à l'intérieur. Equipé de projecteurs et caméras , il est relié au Nautile par un câble de 60 mètres. Le Robin complète les observations dans des zones inaccessibles au Nautile, notamment pour des raisons de sécurité (pont, zones encombrées d'objets comme les élingues, intérieur des cuves...).

Pour en savoir plus

Contact presse :

Direction de la communication / Relations presse
Tél. 01 46 48 22 40

 

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