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Certaines microalgues du
phytoplancton produisent des toxines qui sont susceptibles de provoquer des
mortalités d'organismes marins ou de s'accumuler dans les coquillages ou
les poissons et ainsi de les rendre impropres à la consommation. Parmi
les plus dangereuses figurent les espèces produisant des toxines
paralysantes qui peuvent être mortelles pour l'homme. C'est le cas
d'Alexandrium minutum, dinoflagellé dénombré sur
les côtes françaises : signalé pour la première fois
en 1988 dans le Finistère Nord il est présent de manière
endémique le long des côtes de la Bretagne, notamment dans les
abers et en baie de Morlaix. Observé à des concentrations
importantes, dépassant parfois 40 millions de cellules par litre d'eau,
ce dinoflagellé peut se développer très rapidement et
s'étendre aux zones voisines. De plus, cette espèce est capable
de survivre dans des conditions environnementales défavorables en
formant des kystes, qui sédimentent et survivent pendant des mois ou des
années dans un état de dormance. Le retour à des
conditions de croissance favorables déclenche la germination de ces
kystes. La dissémination des formes enkystées étant de
nature à accroître le risque potentiel d'efflorescence qui doit
être limité par des mesures prédictives et des
contrôles appropriés. Ainsi dans certains secteurs exposés,
l'immersion des sédiments portuaires a été
remplacée par leur dépôt à terre.
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