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Les hydrocarbures aromatiques
polycycliques (HAP) sont des substances dont la structure chimique est
constituée de plusieurs noyaux aromatiques ayant en commun plus d'un
atome de carbone. Les HAP présents dans l'environnement résultent
de différents processus dont : la biosynthèse par des organismes
vivants, les pertes à partir du transport ou de l'utilisation des
carburants fossiles, la pyrolyse des matières organiques à haute
température, la combustion des charbons et pétroles. Ce dernier
processus constitue la principale voie d'introduction des HAP dans
l'environnement et résulte majoritairement des actions anthropiques. La
combustion des essences est une source importante d'introduction de HAP dans
l'atmosphère, parmi lesquels le benzo[a]pyrène (BaP) (50 à
100 µg par litre de carburant consommé). Ces apports sont
constitués par des mélanges complexes de composition variable
selon les sources. Ainsi, les rejets pétroliers sont essentiellement
constitués de molécules dont le nombre de noyaux aromatiques est
généralement inférieur à 4. Les produits de
pyrolyse renferment des dérivés penta et hexa-aromatiques, non
substitués si la pyrolyse s'effectue à haute température
(2 000° C) ou alkylés entre 400 à 800° C.
En raison de leur caractère lipophile, les HAP sont concentrés
dans les sédiments et les organismes vivants ; les niveaux
rencontrés dépendant de la nature et des sources de
contamination. Des teneurs en HAP totaux comprises entre 1 ng.g-1 et 20,8
µg.g-1 ont été rencontrées dans les sédiments
de la Méditerranée occidentale. Dans les zones portuaires, les
concentrations sont fréquemment supérieures au µg.g-1. Dans
la plupart des cas, la contamination est attribuée à une origine pyrolitique.
Les HAP peuvent interagir avec les mécanismes cellulaires, soit
directement en se fixant sur les sites lipophiles, soit indirectement par
liaison de leurs métabolites hydrophiles avec des structures cellulaires
(protéines, ADN), provoquant ainsi des effets à long terme. La
toxicité aiguë varie dans de très grandes proportions, mais
c'est surtout les effets cancérogènes et mutagènes qui
présentent les risques écotoxicologiques les plus
importants.
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