 |
Les métaux
Les plus toxiques pour l'environnement sont le mercure, le cadmium, le plomb, le zinc, le cuivre, le nickel, l’argent. Les sources de contamination sont multiples : les activités minières, la sidérurgie, le transport (plomb). On les retrouve dans les piles (600 millions/an), les batteries, comme adjuvants dans les peintures et colorants, ainsi que dans les engrais phosphorés (cadmium). |
 |
Les hydrocarbures
Les hydrocarbures que l'on retrouve dans les pétroles bruts (la base de notre consommation énergétique est estimée à environ 86 millions de tonnes/an) et les produits raffinés sont utilisés comme carburants (essences, kérosènes, fuels domestiques, fuels lourds, etc.) et produits de base de la synthèse organique industrielle. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), qui résultent de la combustion incomplète des produits pétroliers, sont les plus préoccupants pour les milieux aquatiques. Les émissions dans l'atmosphère d’HAP sont estimées, au niveau national, à 3 500 t/an. |
 |
Les pesticides
Les pesticides ou produits phytopharmaceutiques recouvrent principalement les herbicides, les fongicides et les insecticides. Ils incorporent quelques 900 matières actives. Ces produits sont essentiellement issus de la synthèse organique bien que l'on retrouve certains produits minéraux comme le soufre ou le sulfate de cuivre (bouillie bordelaise). Plus de 85 000 t sont épandues chaque année par les agriculteurs, mais aussi par les gestionnaires d’infrastructures routières (DDE, Société d'autoroutes) et ferroviaires (SNCF), ainsi que par les particuliers. |
 |
Les biocides
Les biocides représentent une large famille de substances chimiques actives utilisées dans un cadre non phytopharmaceutique. Ainsi EDF produit directement de l'eau de mer, par électrolyse, 10 000 t de chlore par an, pour nettoyer les circuits de refroidissement des centrales d'énergie nucléaire installées en bord de mer. L'utilisation de peintures antisalissures sur la coque des navires provoque une contamination non négligeable par différentes matières actives métalliques (cuivre), organométalliques (tributylétain, TBT) ou organiques (diuron, Irgarol 1057). |
|
Les substances organiques de synthèse
Les substances organiques de synthèse représentent un très grand nombre de substances qu'il serait vain de vouloir décrire en quelques lignes. Enumérons quelques catégories de substances comme les solvants chlorés (utilisation d'environ 8 500 t/an), les agents diélectriques utilisés dans les transformateurs et condensateurs électriques (Pyralène ou PCB), les phtalates, détergents, colorants... Les substances les plus préoccupantes pour l'environnement sont les substances organochlorées aux formes très diverses : solvants, PCB, chlorobenzènes, chlorophénols, chloro-alcanes, ainsi que les substances bromées comme les retardateurs de flamme. Il convient de préciser que les dioxines et furanes (PCDD/F) ne sont pas des substances produites par l'industrie chimique mais résultent essentiellement de la combustion plus ou moins complète de substances organochlorées. Les émissions de dioxines sont estimées au niveau national à environ 1,5 kg/an. |
 |
Les substances eutrophisantes
Les substances eutrophisantes ne peuvent être considérées comme contaminants chimiques en terme de substances toxiques. Les rejets d'azote et de phosphore dans les milieux aquatiques peuvent provoquer le développement excessif d'organismes végétaux dans les eaux de surface, conduisant à des phénomènes d'eutrophisation que l'on observe dans les eaux continentales ainsi que dans les eaux marines littorales. La consommation agricole d'engrais azotés se situe à environ 13 millions de tonnes/an, les rejets domestiques de phosphore par les lessives et détergents sont évalués à 1,5 millions de tonnes/an. |
Mise à jour : 01/09/2005 Copyright : Ifremer
|